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Editoriaux - Justice - Presse - 19 mars 2014

Jean-François Copé dénonce le “plan caché” du gouvernement !

tire la sonnette d’alarme dans Le Magazine de L’Union, la revue trimestrielle de l’UMP. Le gouvernement aurait « un plan caché » pour après les municipales, un plan qui serait déjà « en préparation dans les ministères » : « droit de vote des étrangers, augmentation des impôts pour les classes moyennes avec la fusion de la CSG et de l’impôt sur le revenu, ouverture de la PMA pour tous et légalisation de la GPA, réforme Taubira qui vise à éviter aux condamnés de passer par la prison… »

On s’émeut ici et là, Jean-François Copé donnerait dans la « théorie du complot », dialectique propre à l’extrême droite. Pourtant, « plan caché », c’est plutôt gentil. Et même flatteur. Car qui dit plan dit organisation, et qui dit caché dit silence, et dans le joyeux boxon cacophonique qui règne actuellement au sommet de l’État, « imprécis », feignant d’apprendre par voie de presse ce qui le concerne au premier chef, dont la main droite s’étonne de ce que fait la main gauche, imaginer Hollande en fin stratège au sourire sardonique, envoyant en mission secrète ses ministres machiavéliques, relève de la flagornerie.

La vérité est qu’il n’y a ni plan ni cachette, mais un grand j’y-fous-tout qui crève les yeux, une sorte d’Emmaüs du projet socialiste dans lequel sont venues s’entasser au fil des mois toutes ces improbables réformes qu’avait promises le candidat Hollande à chacun des segments de population qu’il avait entrepris de séduire… mais que l’on a prudemment ajournées, en attendant des jours meilleurs, eu égard au climat explosif en France. La réforme de la justice ? On verra demain. La loi sur la famille ? On verra demain. Le droit de vote des étrangers ? On verra demain. La grande réforme fiscale ? On verra demain. Ou après-demain. Enfin, en tout cas, après les élections. On ne peut pas non plus être suicidaire. Sauf que sitôt les municipales – ou disons les européennes – passées, les créanciers électoraux vont recommencer à tambouriner à la porte : ben alors, c’est pour Pâques ou pour la Trinité ? Et il va bien falloir s’exécuter…

Plan caché ou pas, Jean-François Copé préconise, pour prévenir ces catastrophes en chaîne, de voter UMP dimanche et de rendre ainsi la droite plus forte. Cela s’appelle de la communication négative et c’est, disons-le, la seule façon possible pour Copé de faire campagne actuellement. Car il faut reconnaître au moins cela à l’UMP : chez eux, pas de « plan caché ». On a beau chercher dans toutes les planques, fouiller les fonds de tiroir, retourner les poches, soulever les matelas… – quelqu’un aurait-il vu par hasard traîner dans un coin le plan de l’UMP ? –, rien ! Les bougres n’ont pas trouvé le moyen de se mettre d’accord sur quoi que ce soit. Non, aucun plan caché dans le placard… seulement quelques squelettes, nommés par exemple Bygmalion.

Alors on mise sur un vieux truc qui a rendu de bons et loyaux services : la stratégie du moindre mal. Que fera-t-on en matière de famille, d’impôts, d’immigration, de justice ? On ne peut pas trop vous dire, mais enfin ce sera sûrement « moins pire » que le plan caché diabolique du gouvernement. Reste à savoir si l’argument sera jugé convaincant.

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