Le martyre du devant le tabernacle de Celui qui, le premier, s’était sacrifié pour lui résonne dans notre âme comme le bourdon d’une cathédrale.

Voilà des siècles que nos frères d’Orient portent sans faiblir le fardeau d’une domination étrangère cruelle. Voilà des décennies, en particulier, que chaque jour leur apporte vexations, faux témoignages, spoliations, meurtres, massacres, destruction. Et il n’y a pas que l’ : cela fait deux millénaires depuis saint Étienne jusqu’à un autre martyr inconnu venant tout juste de rejoindre Dieu, à cette seconde même, peut-être.

Ce n’est donc pas l’étonnement qui nous a saisis. C’est le frémissement d’avoir entendu l’appel à être chrétien.

À notre baptême, nous avons accepté par avance d’être « le froment moulu sous la dent des fauves » (saint Ignace d’Antioche). Nous ne craignons pas les fauves, qu’ils soient ou autres ; au contraire, nous les bénissons car, en pensant nous donner la mort, ils nous couronnent de vie. Nous savons, en revanche, que ce sont eux qui devraient nous craindre car « les paroles solides et droites sont comme des pierres pour ceux qui ressemblent aux bêtes » (saint Grégoire de Nazianze). Puisse seulement Dieu tuer auparavant notre lâcheté !

Nous connaissons aussi ce qu’est le devoir d’État. C’est par les œuvres et le sacrifice que nous convertissons, mais se battre est un devoir quand la vie des innocents est en jeu et que la piété filiale, donc patriotique, le commande, car « tu honoreras ton père et ta mère ».

Nous croyons qu’il n’y a aucun intermédiaire entre la vérité et l’erreur, que l’une vient de Dieu quand l’autre vient du diable, et que c’est à celle-ci que nous devons vouer notre vie, et à celle-là que nous devons livrer combat.

Cet appel est bien un appel au combat. Ce n’est pas Dieu mais qui nous l’envoie, comme il l’a toujours fait. Lui nous ordonne seulement d’y répondre. D’y répondre par nos paroles, nos œuvres et nos vies : « je suis chrétien ».

30 juillet 2016

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