Dans les moments de joie ou de malheur, la bien-pensance médiatico-politique nous invente à chaque événement déterminant de notre une expression pas si originale que ça.

On a connu lors de Mai 68 « Élections piège à cons »,« CRS-SS », ou dans les années 80 « Touche pas à mon pote » ; plus récemment encore, en 1998 lors de la victoire en Coupe du monde des Bleus, une équipe « Black Blanc Beur » ou la semaine dernière « Je suis Charlie ». Tant de slogans à la mode, sans fond ni réflexion qui frôlent la manipulation, l’endoctrinement.

Aujourd’hui lancé par les réseaux sociaux comme twitter, « Je suis Charlie » devient une règle que, quiconque ne respecte pas devient complice de l’acte terroriste qui s’est produit la semaine dernière. Mais à travers ces mots, il y a une volonté délibérée de vouloir détourner les causes et les cibles de cet . Qui parle d’islam dans ces attentats ? Qui parle d’une guerre de ? Qui parle de la attaquée ? Qui pose les vrais problèmes de ces actes infâmes ?

François Hollande déclarait que « nous ne devons faire aucun amalgame, refuser aucune facilité, écarter toute surenchère » ; son prédécesseur Nicolas Sarkozy parlait de « barbarie terroriste et sa violence aveugle » et appelait à « refuser la tentation de l’amalgame ». Seul au Front national, l’acte religieux a été relevé. Ainsi Nicolas Bay écrivait que « le djihadisme n’est plus désormais une question de politique extérieure, mais une menace intérieure », -Le Pen parle de « guerre de civilisations ».

Ces politiques ou autres « intellectuels » qui ont défilé main dans la main avec des dirigeants étrangers aux cris de « Je suis Charlie » appellent à l’unité nationale. Mais quelle unité ? Personne n’a remarqué le faible nombre de musulmans des quartiers présents ? Comment être unis face à une menace avec ceux qui l’ont importée ? L’aveuglement est de mise, la classe médiatico-politique fait l’autruche.

« Je suis Charlie » n’est qu’un outil de du système, visant à flouter les véritables victimes et auteurs de ces actes. Ce n’est qu’un outil commercial qui fait croire aux citoyens que le seul acte de résistance était d’acheter le prochain numéro de , illustration d’un monde matérialiste et consumériste, joli coup de . Un slogan parmi tant d’autres, visant encore une fois à diviser les Français et les affaiblir face à la menace.

Comme en 1998 où, pour empêcher la résurrection du sentiment national sous le drapeau Bleu-Blanc-Rouge, on nous parle d’une réussite d’une « équipe Black-Blanc-Beur ». Comme dans les années 80 où, sous l’impulsion de François Mitterrand, SOS reprit le slogan « Touche pas à mon pote », stigmatisant chaque patriote refusant les dérives mondialistes. Comme lors de Mai 68 où les libéraux-libertaires agissaient à coup de slogans, sans aucun fondement.

Aujourd’hui les slogans ont pris la place des idées, la communication la place de la politique, les images celle de la vie réelle…

21 janvier 2015

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