C’était un très beau projet, lancé en 2010 par la Direction générale de l’enseignement scolaire dans le cadre du Plan national de prévention contre l’.

Un « outil pédagogique », comme on dit, fabriqué par les petits enfants des écoles à destination des autres petits enfants des écoles.

Invités à participer au bien commun, les « enseignants volontaires » ont donc inscrit leurs élèves depuis la Grande section de maternelle jusqu’au CM2, puis, ayant consulté une banque de mots proposés, ils en ont retenu chacun une dizaine afin d’y apporter une définition et rédiger avec leurs élèves l’article correspondant. Ces définitions ont été validées par le Centre national de documentation pédagogique puis mises en ligne, et le « Dictionnaire numérique des écoles primaires » (17 000 mots) a ainsi vu le jour en juin 2011.

La chose est demeurée consultable jusqu’à ces derniers jours où, on ne sait ni pourquoi ni comment – une dénonciation, peut-être ? – le ministère s’est soudain aperçu qu’il comportait des définitions « qui ne sont pas admissibles en l’état ». Il l’a donc suspendu.

Intolérable, en effet, de perpétuer auprès des masses des images épouvantablement sexistes, voire homophobes, telles que :

• Une femme est « une maman, une mamie ou une jeune fille. Elle peut porter des bijoux, des jupes et des robes. Elle a de la poitrine ».

• Le père est « le mari de la maman, sans lui la maman ne pourrait pas avoir d’enfants. C’est le chef de parce qu’il protège ses enfants et sa femme. »

C’est affreux, on en convient.

Le ministère a donc annoncé à l’AFP que le site « restera provisoirement fermé » dans l’attente d’une « révision » du processus de validation par le CNDP (Centre national de documentation pédagogique), et de « la relecture et réécriture » des définitions incriminées.

Véhiculer des horreurs pareilles auprès d’enfants de 5 à 10 ans mérite en effet qu’on enquête et se saisisse des coupables. Peut-être même qu’au nom des lois Pleven-Gayssot on pourrait les faire condamner. D’aucuns doivent déjà y réfléchir.

À Boulevard , nous sommes d’honnêtes citoyens. Alors, conscients qu’il est urgentissime de rééduquer tous ces réacs en culotte courte, nous avons rédigé deux nouvelles définitions pour aider le ministère dans sa tâche :

• Une femme ne l’est pas mais le devient. Elle peut avoir été papa avant d’être maman et demeurer entre les deux si ça lui plaît. Si elle veut de la poitrine, elle peut se faire poser des implants mammaires et en demander le remboursement à la .

• Le père peut aussi avoir été maman avant d’être papa. Ou bien maman 2 auprès de ma maman, ou encore maman 1 de ma petite sœur qui est née par insémination de la femme qu’était mon papa avant de devenir .

10 novembre 2012

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