Comme si une pandémie mondiale ne suffisait pas aux malheurs de notre chère petite planète bleue, voilà maintenant que les lobbies LGBT ou AZERTYUIOP – on ne sait plus trop bien, le clavier de nos ordinateurs n’y suffira bientôt plus – partent en guerre contre la génitrice d’Harry Potter, et ce, le jour de la fête des Mères, tant qu’à faire.

De quelle abomination J.K. Rowling s’est-elle rendue coupable ? Celle d’avoir réagi à un article publié sur le site Devex, appelant à « créer un monde post-Covid plus égalitaire pour les personnes qui ont leurs règles ». Réponse de la matrone de Poudlard : « Les personnes qui ont leurs règles. Je suis sûre qu’il existait un mot pour ça. Quelqu’un peut m’aider, Wumben ? Wimpund ? Woomud ? » En fait, « Women » était le bon choix et c’était son dernier mot, Jean-Pierrette ou Jeanne-Pierre, allez savoir, désormais… Et un Pernaut, sinon rien…

Commentant l’affaire, RTL nous assure que « beaucoup d’internautes sur Twitter ont immédiatement taxé les commentaires de J.K. Rowling “d’anti-trans” et de “transphobles”, en ajoutant que les personnes transgenres, non binaires et non conformes au genre peuvent également avoir leurs règles ». Bref, il n’y a pas que les Anglais qui débarquent, les nigauds étant aussi manifestement de la partie.

Au fait, « beaucoup », c’est combien ? 820.000, à en croire nos confrères de 20 Minutes. Mais 820.000, sur 7,55 milliards d’habitants, c’est assez peu, si l’on y réfléchit un peu…

Mais il est à croire que la nécessaire hiérarchisation des priorités n’est pas toujours le fait de l’homme du commun, à en croire un certain Zeke Smith, toujours cité par le même 20 Minutes : « Coucou ! Je suis un homme ! J’ai mes règles ! » Fort bien, et content pour lui. Petit détail : Zeke Smith est transsexuel. Homme devenu femme ou le contraire ? Femme à barbe ou professeur Dumbledore ?

Dans un semblable registre poétique, et à en croire la même source, cet autre agité des réseaux sociaux, Cass Blist, se présentant comme « trans non binaire » et qui s’interroge, dans Le Huffington Post, sur l’épineux problème consistant à « avoir ses règles quand on n’est pas une femme ». Il est un fait avéré qu’il est encore plus compliqué de correctement replier une carte routière quand on n’est pas un homme. Et que nous, pauvres mâles blancs cinquantenaires que nous sommes, c’est notre cœur qui n’en peut plus de saigner, devant un simple baiser refusé…

On notera encore que J.K. Rowling fait, aujourd’hui, figure de dangereuse récidiviste. Déjà, en décembre 2019, elle volait au secours de Maya Forstater, très virilement virée d’une ONG pour avoir osé affirmer que « les hommes ne puissent devenir des femmes »… Un tel soutien lui avait valu l’infamant qualificatif de « TERF ». Soit transgender exclusionary radical feminist, « féministe radicale excluant les trans », une fois translated in the langue of chez nous. Le lecteur – et la lecteuse – s’y perdent ? Tout comme l’auteur de ces lignes.

Heureusement que 20 Minutes nous en dit plus : « Ce terme, péjoratif, désigne ainsi les militantes estimant que les personnes trans et leurs droits sont étrangers aux combats féministes et/ou lesbiens. En 2018, un petit groupe de manifestantes avait, ainsi, bloqué la tête du cortège de la Marches des fiertés de Londres en proclamant des slogans hostiles aux femmes trans qui, selon elles, ne pouvaient se revendiquer lesbiennes. » And mon cul, c’est du chicken ?

En attendant, Hermione est une fille. Harry et Ron demeurent, jusqu’à preuve du contraire, des garçons : leurs baguettes magiques en témoignent. Jusqu’à quand ?

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