Italie : villas et hôtels de luxe pour les faux réfugiés

En matière d’accueil des clandestins, les faits divers les plus ahurissants se multiplient dans un mélange d’apathie et de colère généralisée. On ne compte plus les révoltes et les dégradations dans les centres d’accueil aux motifs les plus futiles qui soient: logements trop isolés, pas de Wi-Fi ou de télévision dans les chambres, plats livrés durant les heures de ramadan, trop de pâtes dans les menus… italiens (une coopérative pense déjà à embaucher un chef cuisinier spécialisé en menus africains et pakistanais !), etc. Des centres d’hébergement ont, ainsi, été ravagés, et des clandestins responsables des dommages récompensés, se voyant transférés dans des hôtels de luxe comme à Licola Mare, à Varcaturo ou à Messine.

À Gaibanella, petite commune de 1.000 âmes, l’intention de loger une trentaine de “migrants” dans une luxueuse villa dotée de piscine ornée de mosaïques, jacuzzi, zone relax et un parc vert de quatre hectares a déclenché l’ire des citadins, qui ont alors entamé un bras de fer avec les pouvoirs locaux. Une disposition déplacée qui ne verra cependant pas le jour, grâce à la cohésion des habitants qui, secondés par le propriétaire de la demeure historique, opposé à sa transformation en centre d’accueil (si ce n’est en squat), n’ont cessé de protester auprès de l’administration communale, menant plusieurs actions de terrain comme celle d’empêcher l’accès du camion de la coopérative responsable de l’installation à la villa, et se mobilisant à chaque nouvelle étape de l’affaire.

Les bien-pensants crieront à la “jalousie” de ces salauds d’Italiens qui ne supporteraient pas que de pauvres “familles fuyant la guerre” jouissent des petits joyaux de leur patrimoine.

Un reproche valable… si le mythe de la famille fuyant la guerre tenait encore debout. Or, les statistiques – qui confirment la perception qu’en ont les citoyens, et contredisent l’image qu’en donnent les médias – sont claires et commencent à être connues de tous : 73 % des demandeurs d’asile arrivés en Europe en 2015 sont des hommes, un pourcentage dépassant les 90 % pour des pays tels la Gambie ou le Bangladesh (Eurostat). Et seule une faible part de ceux qui débarquent en Italie proviennent de pays en guerre, comme le démontre le nombre d’attributions du statut de réfugié qui ne dépasse jamais les 10 %, et avoisine plutôt les 3 % ou 5 %.

Un reproche valable… sans le comportement abject des concernés qui, outre les dégradations, multiplient les agressions envers les autochtones.

Ajoutons que cette “crise des migrants” organisée engendre une profonde fracture au sein de la société italienne avec, d’un côté, les classes populaires, délaissées par les pouvoirs publics et subissant crise et austérité de plein fouet, et, de l’autre, les profiteurs qui s’enrichissent du business ainsi créé. Avec l’argent public – un demandeur d’asile coûtant en moyenne 35 euros par jour aux contribuables italiens – ou illégalement, le trafic d’êtres humains étant le plus lucratif après celui de la drogue.

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