Le point commun entre l’État islamique (que je refuse d’appeler parce que ça ne veut rien dire) et l’« art » contemporain : une haine viscérale de l’art. 

Bien entendu, je ne compare pas les bobos d’aujourd’hui et les islamistes dans leurs méthodes, je préfère un faux artiste à un vrai tueur et violeur d’enfants. Mais sur ce point, ils se ressemblent. 

L’un dynamite des Bouddhas et des statues, l’autre défigure les pièce et les jardins, et avec ses acolytes (car c’est toute une organisation) détruit l’idée même de l’art dans l’esprit de nos contemporains. 

C’est logique, l’art étant le reflet de la beauté du monde sur le miroir de l’esprit humain, il est contraire par nature à toute idéologie. L’art est la preuve physique de la supériorité qu’avaient ceux qui l’ont composé sur ceux qui le contemplent. Mais l’idéologue est gonflé d’orgueil, dans sa tête il est un dieu puisque sa pensée recréée le monde. Dès lors que lui démontre de manière si évidente qu’il n’est pas grand-chose, il en est humilié, révolté et ne pense plus à rien d’autre qu’à détruire, comme le cancre qui tabasse le premier de la classe. 

Quel plaisir à peine voilé doivent ressentir ces imposteurs à contempler la pelouse éventrée et la perspective brisée du château de Versailles. Lieu où, naguère, s’affairaient un roi et une cour dont le plus petit des valets de chambre avait plus de goût et de dignité qu’eux. Un sourire malsain se dessine sur leurs lèvres alors que se dresse un truc moche, absurde et glauque au milieu des merveilles. Et pendant ce temps s’additionnent les zéros sur leur compte en banque. À ne regarder que ces faits matériels, on croirait à un attentat commandité. Et que de plaisir, de fierté et de soulagement, aussi, ils doivent avoir, ces islamo-communards, à pulvériser à coups de masse les témoins d’une époque où leurs peuples n’étaient pas réduits en esclavage.

C’est plus facile d’accepter sa déchéance quand on se force à oublier sa grandeur passée. Plus facile d’oublier ses crimes quand on oublie aussi les victimes. Plus facile d’oublier son châtiment futur quand on oublie la justice.
 
Ils ont un autre point commun, conséquence du premier : ils prospèrent grâce à notre société. La licence généralisée, le matérialisme omniprésent, l’obscénité, le vice, l’absurdité qui emplissent notre monde et en débordent sont la sève de ces deux folies. La sève spirituelle mais aussi matérielle : armes françaises et américaines distribuées au tout venant et diplomatie équivoque pour les uns, spéculation et mécénat pour les autres.

Finalement, on en vient à se dire que si l’ devait détruire un jour notre civilisation, c’est peut-être parce que celle-ci n’était de toute façon plus qu’une ruine. 

5 juin 2015

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