Et si on oubliait, un instant, la politique pour retrouver la fierté d’être Français en évoquant ce qui nous unit plutôt que ce qui nous fâche. Ce qui a fait la France et ceux qui l’ont faite. Pensons à notre grand peuple d’inventeurs, de chercheurs et de créateurs.

Parmi des centaines de découvertes, n’en citons qu’une dizaine des plus importantes, en remontant le temps. Celles qui ont transformé le quotidien de la vie humaine par le progrès technique.

Prenons, par exemple, le tout premier ordinateur personnel du monde, le Micral. Il ne vient pas d’Amérique, il a été inventé par un ingénieur français, François Gernelle, en 1973, même si Steve Jobs et Apple l’ont développé ensuite.

L’année d’après, on découvre la carte à puce grâce au Français Roland Moreno. Elle débouchera sur de multiples usages, telles la carte de crédit bancaire, la carte SIM utilisée dans les téléphones portables, etc. Qui sait encore que notre Minitel fut le précurseur d’Internet. Premier service au monde d’informations télématiques, il aura un succès considérable et restera longtemps populaire. Mais il n’a pas su s’exporter. Nous ne sommes pas un peuple de vendeurs, c’est le défaut de nos qualités.

Il y a un peu plus d’un siècle, en 1895, deux Français, les frères Louis et Auguste Lumière, inventaient le cinéma avec la toute première projection de l’Histoire, qu’ils donnèrent au sous-sol d’un café parisien. Quelques années plus tôt, un engin à moteur et à hélice qui ressemblait à une chauve-souris fit un vol de 50 mètres. Mais un vol décisif, car le Français Clément Ader venait d’inventer l’avion.

En 1885, le chimiste français Louis Pasteur, génie de la microbiologie, sauvait la vie d’un enfant contre la rage en mettant au point le premier des vaccins. Depuis, la science de la vaccination n’a cessé de progresser et de sauver des millions de vies.

En 1861, le Français, Pierre Michaux achève l’invention de la bicyclette telle que nous la connaissons aujourd’hui en donnant le jour à la pédale. Le deux-roues aura ensuite un tel engouement qu’il entraînera un événement sportif de renommée mondiale, le Tour de France, grâce à ses caméras embarquées sur les motos des reporters jusque dans les descentes les plus dangereuses (tant pis pour les pleurnicheurs !). Avec les Jeux olympiques modernes et la Coupe du monde de football, voila encore trois grandes idées françaises. Qui le sait ? Qui le dit ? Qui s’en souvient ?

En 1826, un Français, Joseph Nicéphore Niépce, invente la photographie. En 1783, le premier homme qui s’est élevé dans le ciel était français, un certain Jean-François Pilâtre de Rozier, sous le regard de son mécène, le roi Louis XVI. Les frères Montgolfier venaient d’inventer le ballon, dit montgolfière. Un petit vol pour un homme, un grand envol pour l’humanité. Sous Louis XV, en 1771, un engin fumant roulait tout seul sous les yeux médusés de la foule. Il avançait avec l’énergie de la vapeur. L’ingénieur français, Nicolas-Joseph Cugnot, venait d’inventer l’automobile.

Encore une grande avancée. En 1642, Blaise Pascal, le génie des mots et des chiffres, physicien, philosophe et théologien, inventait la première machine à calculer.

Et que dire des produits de la gastronomie française : son champagne, ses grands vins et ses trois cents fromages que toute la planète nous envie. Au passage, rendons hommage à nos artisans et nos agriculteurs, ces oubliés de « la République » (puisque c’est sous ce terme que les politiques désignent désormais la France), la République qui les laisse mourir.

Il y a encore cinquante ans, sous l’impulsion gaullienne, notre pays construisait le plus beau paquebot du monde, le France – il fallait voir la ferveur des New-Yorkais quand ils l’ont vu débarquer – puis un avion extraordinaire et jamais égalé, le Concorde. Le train le plus rapide du monde était en projet.

Mais comment tout cela a-t-il commencé ? Par Charlemagne, lequel a sérieusement inventé l’école. Il a aussi « inventé » l’Europe. Notre progrès, nous le devons d’abord à notre civilisation chrétienne qui a fondé les universités et la science.

Le saviez-vous ? L’inventeur du Big Bang*, l’abbé Lemaître, était un ecclésiastique comme tant d’autres savants.

L’enfant gâté, comme le fils prodigue, se retourne contre ses parents. C’est dans la maturité et la souffrance qu’il finit par les reconnaître. La France s’est toujours relevée du pire. Alors, soyons confiants. La patrie comptera toujours de grands esprits. De quoi remplir des « Panthéon ».

* cf. Jean-Pierre Luminet, L’Invention du Big Bang, Le Seuil. Et « Ce que la science doit à l’Église » ( chrétienne 2181, 2 nov 19).

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