Investiture : le va-tout de Trump

Le 20 janvier marquait la dernière journée du Davos 2017… et la première journée de la présidence de Donald J. Trump. Un Trump sacrilège qui a publiquement rejeté catégoriquement l’ordre mondial post-1945.

Voici quelques thèmes abordés par le 45e président américain (traduction Radio Canada) :

Trahison de la classe dirigeante : “La cérémonie d’aujourd’hui a toutefois un sens très particulier, car il ne s’agit pas seulement de transférer le pouvoir d’une administration à une autre ou d’un parti à un autre. Nous déplaçons le pouvoir de Washington pour vous le rendre à vous, le peuple des États-Unis… L’establishment s’est protégé lui-même, mais il n’a pas protégé les citoyens de notre pays. Et pendant qu’ils faisaient la fête dans notre capitale nationale, il n’y avait rien à fêter dans les familles en difficulté partout dans le pays.”

Les partis à leur place : “C’est votre jour, ceci est votre célébration, et ce pays, les États-Unis d’, est votre pays. Ce qui compte vraiment, ce n’est pas qui détient le pouvoir au gouvernement, mais le fait que le gouvernement est entre les mains du peuple américain.”

La politique est un service : “Le 20 janvier 2017 demeurera dans les mémoires comme le jour où le peuple aura repris le pouvoir dans le pays. Les hommes et les femmes laissés pour compte de ce pays ne seront plus oubliés. Tout le monde vous écoute désormais. Vous êtes venus par dizaines de millions pour vous joindre à un mouvement historique et inédit dans l’histoire du monde. Au centre de ce mouvement, il y a la conviction que la nation existe pour servir ses citoyens. Pour donner aux Américains ce dont ils ont besoin : d’excellentes écoles pour leurs enfants, la sécurité dans leurs quartiers pour leurs familles et de bons emplois pour tous. Ce sont là les aspirations raisonnables d’un peuple épris de justice.”

Nation : “Le carnage américain [ndlr : chômage et criminalité] s’arrête ici et maintenant. Nous sommes une seule et même nation, et leur souffrance est la nôtre. Leurs rêves sont les nôtres et leurs succès seront les nôtres. Nous partageons le même cœur, la même maison et le même destin glorieux. Le serment que je prête aujourd’hui est un serment d’allégeance à tous les Américains.”

Patriotisme : “Une nouvelle fierté nationale nous étreint pour élargir nos horizons et surmonter nos divisions. Rappelez à votre mémoire cette sagesse ancestrale, que nos soldats n’oublieront jamais, selon laquelle, que nous soyons noirs, basanés ou blancs, nous avons le même sang rouge du patriotisme qui coule dans nos veines.”

Ordre mondial : “À partir d’aujourd’hui, l’Amérique aura une nouvelle vision. À partir d’aujourd’hui, ce sera uniquement “les États-Unis d’abord”. Toutes les décisions en matière de commerce, de taxes, d’immigration ou d’affaires étrangères seront prises au profit des travailleurs américains et des familles américaines… Nous chercherons à garder l’amitié et les bonnes grâces des autres pays du monde, mais ils doivent comprendre que chaque pays a le droit de faire passer ses intérêts avant ceux des autres. Nous ne cherchons pas à imposer notre mode de vie à quiconque, mais nous voulons qu’il serve d’exemple aux autres… Nous allons renforcer nos anciennes alliances et en conclure d’autres afin d’unir le monde civilisé pour éradiquer le terrorisme de l’islam radical de la face de la Terre.”

Tel fut le discours véritablement historique de ce président que les médias français continuent de caricaturer et de dédaigner, à l’image de notre Président sortant qui a continué à s’abaisser en le désignant par un lamentable “celui qui prête serment”…

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