Un égarement électoral nous a dotés du plus mauvais Président de la Ve République. Lui et son gouvernement d’incompétents nous prennent tous pour des imbéciles. Le comble de l’absurdité, vous ne trouvez pas ? Ils abusent de superlatifs pour donner consistance à des réformes qui s’avèrent de vagues bricolages, fragilisant davantage notre pays.

Avril 2014, Manuel Valls annonce à grand renfort de tambours et trompettes un big bang territorial. Rien que ça ! En moins de temps qu’il ne le faut pour le dire, à l’Élysée, on dessine en compagnie de quelques-uns une nouvelle carte de France. Les régions sont regroupées en fonction des desiderata des uns et des autres et des appels à ceux du clan qui pourraient poser problème. La première mouture soulèvera une levée de boucliers dans les bancs autant de gauche que de droite. Une carte à 13 régions sera définitivement arrêtée le 17 décembre 2014.

Nous avions très vite compris, et nous ne sommes ni président ni ministre, que ce découpage entraînerait de nouvelles et coûteuses dépenses ; qu’il faudrait nommer de nouvelles capitales régionales, adapter les infrastructures ; que du personnel supplémentaire serait recruté pour accompagner la mutation territoriale. Pour l’heure, il est question de la création d’un poste de président délégué de région avec staff administratif dédié – il ne pourrait en être autrement. “Une mesure nationale pour assurer l’équilibre entre les territoires”, pouvons-nous lire par endroit.

Nous pensions, et nous ne sommes ni président ni ministre, que la suppression des conseils départementaux ne pourrait être entérinée sans risque d’appauvrir durablement des territoires, bouleverser des bassins de vie, générer des inégalités entre population rurale et urbaine. En septembre 2014, le Premier ministre acquiesçait l’évidence : “Entre de grandes régions stratèges et le couple communes-intercommunalités, il faut un échelon intermédiaire pour assurer les solidarités humaines et territoriales.”

Dernière étape : la clarification des compétences. La loi portant « nouvelle organisation territoriale de la république » (NOTRe) a été promulguée la semaine dernière en pleine pause estivale. La prudence est de mise car nos dirigeants affichent souvent une volonté de simplification pou, en fin de course, alourdir un système ankylosé. Plusieurs semaines seront utiles pour digérer les nouveautés introduites par le triptyque législatif (loi MAPTAM, loi relative à la délimitation des régions, loi NOTRe) et évaluer leur impact considérable sur le fonctionnement des collectivités.

Les trois lois complémentaires précitées révéleront à l’usage leurs nombreuses interférences et – sans nul doute – contradictions… Mais saurons-nous un jour exactement le coût global de ce grand chamboulement territorial ?

En attendant, l’occasion de dire à François Hollande et Compagnie ce que nous pensons : “À la NOTRe”, mes chers compatriotes !”

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