Inquisition socialiste : après le général et le curé, voici le prof

La police politique aurait-elle encore sévi ? Ce n’est plus, cette fois, un général (Piquemal) ou un prêtre (Pagès) mais un professeur d’histoire et six de ses élèves que la répression socialiste a pris pour cible.

Avant de soumettre le professeur à la question, façon feuilleton télévisé, la police judiciaire a convoqué un par un, pendant les vacances d’hiver, six de ses élèves pour vérifier qu’il avait bien proféré des erreurs destinées à leur laver le cerveau. Et quelles étaient ces erreurs ? Je vous le donne en mille : prononcer les mots – et non pour les honnir – de Russie et de Poutine ! Poutine, l’associé du monstrueux Assad, responsable à lui tout seul de la mort de 270.000 Syriens. La Russie, mise au ban de la société européenne pour avoir violé le territoire ukrainien et s’accaparer une partie de son territoire.

enseigne dans une institution renommée de Bretagne, le collège et lycée Sainte-Anne d’Auray. À l’ombre de la basilique du même nom. Il y est professeur d’histoire en langue bretonne et en français.

C’est à une radio russe et à Boulevard Voltaire qu’il a confié ses explications, seuls organes de presse à avoir voulu l’interroger : “Dans une introduction à la géopolitique, j’ai voulu, conformément au programme scolaire, montrer ce qu’était la Russie aujourd’hui. J’ai voulu montrer que l’alliance avec la Russie est une alliance d’avenir, qu’elle est raisonnable et claire”, précise-t-il.

“Je voudrais faire ici la genèse de l’“affaire”. Juste avant les vacances de février, le mardi 2 février, j’ai constaté qu’une de mes élèves avait tout simplement séché mon cours. J’ai cru bon, bien entendu, de signaler cette absence à la direction du collège. Je soupçonne cette jeune fille, prise de panique à l’idée de sanctions pédagogique et familiale, d’avoir voulu se “couvrir” en rappelant un cours que j’avais donné sur la Russie de Poutine et son rôle dans la lutte contre le venin islamiste dans le monde.”

Il continue : “J’ai parlé de la chute du communisme jusqu’à l’accession au pouvoir de Vladimir Poutine. J’ai replacé le combat de Vladimir Poutine dans le contexte de sa lutte contre l’islamisme et notamment contre Daech, en montrant que Vladimir Poutine était un des précurseurs de cette lutte contre l’État islamique”.

Et de demander, en guise de conclusion : “Cela valait-il une convocation de mes élèves, qui à 14 ans ont été profondément choqués de se retrouver face à un officier de police judiciaire ? Ce sont les parents de cette élève qui m’ont dénoncé aux autorités policières. J’ai décide de porter plainte contre elle pour “dénonciation abusive ayant ou pouvant entraîner des préjudices moraux et professionnels”.”

Que lui reproche-t-on ? D’avoir dénoncé l’islamisme, ce qui fait donc forcément de lui un « islamophobe » ?

Ou d’avoir laissé entendre que Poutine et la Russie n’étaient pas nécessairement le diable incarné que l’on veut bien nous montrer ?

Monsieur Geneste dit attendre “avec confiance et sérénité” la suite que donnera le parquet de Lorient : “Quoi qu’il arrive, on ne me fera jamais renoncer à transmettre aux jeunes le goût du bien commun et l’amour de l’histoire pour ce qu’elle est : la volonté des peuples de survivre malgré les aléas des guerres, des déchirements fratricides, des trahisons de toutes espèces.”

Que dire de plus ?

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