Les indignés espagnols et les promesses de la gauche zombie

La gauche anarcho-communiste fait son grand retour en , sur fond de reprise économique et de baisse du chômage. Le bilan de Mariano Rajoy est plus qu’honorable, survenant après une épouvantable gestion socialiste qui aura duré duré huit ans. Mais des affaires de corruption sont venues ternir l’image de son parti devenu… impopulaire, et une jeunesse déboussolée, mal formée, promise au chômage ou au salaire minimum de 645 euros (attendez de voir, bientôt, en France), préfère tenter l’aventure sur fond de gauchisme attardé et bien encadré par les médias, sur fond aussi de féminisme dévoyé (pensez au cinéma apocalyptique d’Almodóvar), sur fond enfin de culture imbécile et de porcherie télévisuelle, porcherie qui a décimé les neurones qui pouvaient encore subsister chez les moins de trente ans dans la péninsule. C’est foot et saucisson pour les garçons, smartphone et fitness pour les filles, en attendant la télé-réalité pour les plus beaux. Les diplômés et les plus sérieux s’en vont.

Vous vous souvenez de Mme Ouille, dans Les Visiteurs ? Et bien c’est à ce type de communisme clochardisé et d’anarchisme zombi que nous avons affaire. La très exotique Colau à Barcelone et la braillarde Carmena à Madrid proposent, en vrac, d’éliminer les expulsions, de lâcher du lest à tous les locataires, de casser le développement du tourisme et de bien augmenter les impôts. On ne veut plus, non plus, payer les dettes municipales ! Tout sera soumis à une économie sociale et, bien sûr, verte.

On sait aussi qu´à Séville, on se propose d’abolir la semaine sainte (comme je viens de le dire, on veut virer les touristes, sans doute aussi les résidents étrangers qui font monter les prix !). On pourra aussi occuper les zones ou logements vides et aussi, bien sûr, menacer les odieux propriétaires.

Tout cela peut bien déboucher sur un chaos façon guerre d’Espagne (violence en moins pour l’instant), même si tout est bien contrôlé pour l’instant, comme tout ce qui vient de la bonne gauche libertaire. Le Podemos fait écho au fatigant et grotesque « Yes We Can » de Barack Obama. Le programme de ce pseudo-mouvement est, comme je l’avais montré, une compilation de bons sentiments et de banalités sexuelles (à part une curieuse volonté de sortir de l’OTAN que l’on mettra en doute).

Les indignés sont, eux, proches des rodomontades du trilatéraliste Hessel qui était venu, au milieu des déchets urbains laissés par les potes qui campaient dans la rue, prêter main forte au socialiste Zapatero peu avant les élections de 2011 remportées haut la main par une droite « populaire » persécutée par les médias depuis. On se souvient de la manière pas très ragoûtante (ce fut un coup d’État, me dit un ami journaliste ici, parti depuis d’ailleurs) dont fut chassé Aznar, pourtant créateur de l’Espagne riche et moderne, encore enracinée, que j’avais tant aimée au début des années 2000. Depuis, tout a coulé et l’Espagne reprend docilement sa place de France du pauvre.

À lire aussi

Islam : pourquoi la France est schizophrène

Il y a une bêtise crasse de notre « élite hostile ». …