Incitation à l’avortement : pourquoi tant d’acharnement ?

La récente adoption, par les parlementaires français, d’une loi créant un “délit d’entrave numérique à l’IVG”, dispositif liberticide visant à interdire tout site Internet proposant aux futures mères qui s’interrogent sur la poursuite de leur grossesse des solutions alternatives à l’avortement, a relancé le débat sur l’évolution de notre législation depuis le vote de la loi Veil, le 17 janvier 1975.

Nous sommes passés, en quarante ans, de la dépénalisation partielle de l’avortement – opération très encadrée par la loi précitée dont l’article 1er, abrogé depuis, garantissait “le respect de tout être humain depuis le commencement de la vie” – à la proclamation d’un droit fondamental à l’avortement, renforcé par la suppression de la situation de détresse justifiant à l’origine le recours à l’IVG, le remboursement intégral de tous les actes liés à celle-ci et l’abandon du délai de réflexion préalable de sept jours.

Complétant le tableau, le site gouvernemental ivg.gouv.fr, créé en 2013 par le ministère de la Santé, contribue à décourager la recherche, sur Internet, de toute information émanant de sources non officielles qui consacreraient “une grande part de leur contenu à la maternité et aux soi-disant complications et traumatismes liés à une IVG”.

La détermination de nos dirigeants successifs à transformer ce qui devait rester une pratique exceptionnelle réservée à des personnes en grande difficulté – qui, selon les promoteurs de la réforme, ne pouvaient trouver d’autre issue acceptable à leur grossesse non désirée que le recours à l’avortement – en un véritable droit de l’homme (pardon, de la femme) garanti par la justice conduit à s’interroger sur la motivation de la classe politique, en France comme dans l’ensemble du monde occidental, à poursuivre une action si mortifère pour l’avenir du Vieux Continent.

Et pourtant, il serait facile d’encourager les futures mères à mener leur grossesse à terme en leur proposant, selon les cas, des aides financières et un suivi psychologique adapté, la possibilité de rendre immédiatement leur enfant adoptable si elles ne souhaitent pas le garder – alternative à l’accouchement sous X -, sans pour autant remettre en cause, en dernier ressort, leur faculté de bénéficier d’une IVG.

Tandis que tous les démographes s’accordent pour constater la chute inquiétante de la natalité des peuples d’Europe, menaçant dans l’immédiat la pérennité de notre système de retraite par répartition et risquant, à long terme, d’entraîner notre sortie de l’Histoire, nos gouvernants semblent écarter toute mesure propre à enrayer cette évolution.

Comment expliquer cet acharnement en faveur de l’avortement, alors même qu’existent des solutions permettant de sauver peut-être la majorité des enfants à naître, autrement que par la volonté délibérée de l’oligarchie mondialisée de recourir à l’immigration massive de populations particulièrement prolifiques venues du monde arabo-musulman et d’Afrique, en accord avec les instances onusiennes qui ont programmé la submersion du continent européen ?

En définitive, si, comme le déplore Renaud Camus, nous assistions au “Grand Remplacement”, c’est-à-dire à un vaste changement de peuple et de civilisation, “phénomène le plus considérable de l’Histoire de France depuis des siècles, et probablement depuis toujours” ?

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