Culture - Editoriaux - Histoire - Sport - Télévision - 19 juillet 2013

Ils brûlent quelques croûtes : Picasso, Matisse, Monet…

Sept toiles de maître ont été dérobées dans un musée de Rotterdam, en octobre 2012. Puis emportées en Roumanie sans coup férir, sans doute tout tranquillement en voiture, avec l’intention de les écouler sur place moyennant contrepartie sonnante et trébuchante.

Les choses ne se passant pas toujours comme prévu, les toiles de maître se sont retrouvées dans la maison de la mère de l’un des gentlemen cambrioleurs, un dénommé Radu Dogaru, dans le village de Carcaliu. Elles furent là prestement… brûlées, faute de trouver acquéreur : il s’agissait de faire disparaître d’encombrantes pièces à conviction. Nos pieds nickelés (six au total) ont été « rattrapés par la patrouille », comme l’on dit dans les milieux sportifs, selon la chaîne de télévision roumaine PRO TV.

Parmi les croûtes parties en fumée, on ne compte pas moins d’un Picasso, un Matisse, un Monet et un Gauguin ! Maman Dogaru se sera donc offert, grâce à son fils, le feu de joie le plus déjanté de l’histoire culturelle européenne. Estimation de la flambée : 18 millions d’euros.

Tout cela grâce à la libre circulation des hommes et des biens. Grâce à la fin des frontières. Grâce à l’Europe…

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