Editoriaux - Santé - Table - 6 juin 2013

Il veut faire tirer sur le Printemps français !

Le sympathique et inconnu Jean Bourdeau, attaché parlementaire du sénateur PS Jean-Pierre Michel, suggère tout simplement de tirer sur le Printemps français.

Via un tweet, le jeune apprenti fusilleur exprime ainsi le raffinement de sa pensée :

Comme le titre de sa fonction l’indique, le personnage est attaché. Principe de précaution. Compte tenu de sa santé mentale, il est clair que, pour l’instant, il n’est venu à l’idée de personne de le détacher. Préventivement, les autorités ont donc ficelé le déséquilibré à l’un des piliers de l’asile, un patient de longue date, le susnommé Jean-Pierre Michel, ex-membre du Syndicat de la magistrature qui, bien entendu, soutient fermement son compagnon de camisole. Entre fous furieux, la solidarité bat son plein.

La référence à Bonaparte est symptomatique du fou des temps anciens qui, à ses heures perdues, se prenait pour Napoléon. Entonnoir sur la tête, le dérangé du bocal aimait à s’imaginer maître du monde. Fidèle à la tradition psychiatrique, pour la version 2013, le cinglé new look ajoute à sa compétence de base, marieur d’homos, adorateur de Roms, créateur de sans-papiers et flingueur d’opposants à une logique qui lui est toute personnelle car, cerise sur le gâteau, il est également paranoïaque. Faut-il autoriser le cumul des névroses ? L’Assemblée tranchera.

Dans l’aile de l’asile PS où ont été placés les cas les plus inquiétants, aucun médecin traitant n’a jugé bon d’intervenir… et pour cause : le psychopathe exprime tout haut ce que la direction pense tout bas. Tirer dans le tas. En finir une bonne fois pour toutes avec ces empêcheurs de penser en rond. Censure, lacrymogène, coups de feu, peu importe, mais qu’ils disparaissent ! Ils sont trop intolérants (rires dans le public). Tous au cachot ou au cimetière, c’est la pulsion profonde révélée au grand jour par le saucissonné sénatorial. Mais qui ose le dire, à part lui ? Reconnaissons au moins à cet ectoplasme le mérite de la franchise. Le mérite de mettre cartes sur table. Sans détour, sans faux-semblant, sans esbroufe de style. Tirer sur le Printemps. Et les mesures préventives qui vont avec : nuages en prison, marguerites en garde à vue… En arriveront-ils à récuser les saisons aussi ? Ne sont-elles pas, tout bien réfléchi, quelque part en cherchant bien, une sorte de racisme météorologique ? Cette stigmatisation du froid, de la neige et du vent n’est-elle pas scandaleuse ? Que disent les droits de l’homme à ce sujet ?

En vérité, je vous le dis, le tweeter Bourdeau est un fou visionnaire. Le promoteur avant-gardiste de la pensée détraco-gaucho. L’avenir du PS. Après le métissage, l’uniformisation des sexes, l’indifférenciation des saisons nous pend au nez. Un seul et même temps toute l’année décidé par décret. 2020 verra l’abolition des mots « froid » et « chaud » et il sera formellement interdit de se couvrir en hiver et se dévêtir en pleine canicule. Une terra vraiment nova.

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