Si les faits sont importants, l'analyse des données apporte souvent plus de matière.

C'est ce qui transparaît dans un article du Parisien du 8 juin : "Mardi 17 mai, vers midi, alors qu’il voyageait dans une rame de la ligne 4 du métro, un usager a tenté de faire cesser les agressions verbales d’un individu virulent qui tenait des propos anti-français envers un passager."

L'intérêt de cette phrase est triple. Elle démontre que le décomplexé d'aujourd'hui se conjugue avec la haine de la France. Il faut être L'Obs ou Libé pour récuser ce phénomène. Le passager qui a subi ces insultes a préféré se taire et ne pas répondre aux attaques verbales. On le sent, dans le métro comme ailleurs : la peur règne sur la ville et nombreuses sont les personnes qui préfèrent rester silencieuses plutôt que d'être traitées de racistes ou de prendre un mauvais coup. A contrario, on peut encore être optimiste : il s'est trouvé un irréductible "Gaulois" pour refuser l'invective en faisant fi des risques.

Le gouvernement a souvent donné des Légions d'honneur pour moins que cela !

"Alors que celui-ci descendait de voiture à la station Étienne-Marcel (IIe), l’homme l’a frappé d’un coup de couteau au flanc gauche, provoquant une plaie saignante, avant de prendre la fuite. Une interruption totale de travail (ITT) de sept jours a été délivrée à la victime."

Si cet individu armé avait frappé plus haut sur le côté gauche c'est le cœur et non les côtes qui aurait été touché, entraînant la mort.

On ne peut qu'être scandalisé par le nombre d'agressions dans le métro. En 2010, à cette même station Étienne-Marcel, une jeune femme de 27 ans, poussée violemment dans un escalier par un voleur fuyant la police, tombe et se fracture le crâne. Il y a trois mois, un homme mourait après avoir été poignardé de deux coups de couteau lors d'une querelle à hauteur de la station de métro Stalingrad, dans le XIXe arrondissement.

Tous ces faits ne sont qu'une infime partie des drames qui, depuis dix ans, s'enchaînent à la RATP et restreignent la libre circulation des Parisiens à certaines heures.

Mais revenons à notre affaire : "C’est en partie grâce à l’exploitation des images de vidéosurveillance que les policiers de la sûreté régionale des sont parvenus à identifier l’agresseur et l’interpeller à La Courneuve (Seine-Saint-Denis). Entendu, il a reconnu avoir porté le coup de couteau et proféré des insultes racistes, les justifiant par une « haine de la France et des Français ». Au terme de sa garde à vue, il a été déféré au parquet de et placé en détention provisoire dans l’attente de son jugement."

Vous remarquerez que si les policiers ont identifié l'agresseur, le lecteur, lui, ne peut le faire puisqu'aucun nom n'est cité alors que l'intéressé est majeur (le texte de l'illustration nous apprend qu'il a 38 ans). Nous savons de lui le minimum : l'arrestation a eu lieu à La Courneuve. Autre point important : il a réitéré ses insultes anti-françaises devant les enquêteurs. À son agression doit donc être associée une infraction pour propos racistes. Mais, là aussi, les motifs de l'inculpation ne nous sont pas donnés.

Dernière interrogation, et non des moindres : cela fait plus de trois semaines que l'agression a eu lieu. Pourquoi, à part Le Parisien, aucun autre "grand" média n'a enquêté sur ce fait divers ?

Est-ce un oubli ou une oblitération consciente et partisane de la part des médias du système ? Je laisse au lecteur le soin d'y répondre.

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10 juin 2016

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