Boulevard Voltaire vient de publier, pour la deuxième fois, les états d’âme d’un certain Nicolas Gauthier à propos de l’association Fils de France. Il y a quelques mois, il s’émerveillait de sa présence dans un colloque au Sénat. Monsieur Gauthier vient de récidiver et d’applaudir la présence de Fils de France et ses femmes voilées à la du 13 janvier, minorant au passage les barbes musulmanes, mises sur le même plan que la sienne…

Tant de naïveté laisse pantois. À moins qu’il ne s’agisse, délibérément, de dhimmitude ?

On rappellera d’abord que, tant que les musulmans et donc ceux de Fils de France qui se proclament patriotes ne condamneront pas avec fermeté les versets et haddith-s incompatibles avec nos lois il ne saurait y avoir d’ français. Impossible tant que Fils de France et les musulmans dits modérés ne signeront pas une Charte semblable à celle que imposa aux Juifs en 1807, exigeant d’eux qu’ils suppriment de la Torah les passages incompatibles avec la loi française afin qu’ils puissent devenir citoyens français.

Tant que ce ne sera pas fait, on ne pourra pas prendre au sérieux Fils de France, parce que le patriotisme suppose un amour absolu pour son pays, l’adhésion à son histoire et ses traditions, et la priorité donnée à ses lois. Or, comment tout cela serait-il compatible avec, par exemple, le verset 52 de la Sourate 25. Al Furqane ? N’obéis donc pas aux infidèles; et avec ceci (le Coran), lutte contre eux vigoureusement. Comment, encore, tout cela serait-il compatible avec les paroles du Président de Fils de France, Camel Bechikh : « Il est important que la communauté musulmane revendique son amour pour la patrie française. Or, nombreux sont ceux qui ont du mal à dire qu’ils aiment la France, regrette-t-il. La faute à une « histoire très lourde » entre la France et les musulmans liée à « la colonisation ».

Or, un patriote aime son pays et ne le juge pas en fonction des épisodes de son passé et encore moins en fonction de son appartenance à une communauté. Que dirait-on si des homosexuels affirmaient détester la France sous prétexte qu’il y a peu l’homosexualité y était condamnée ? Que dirait-on si les féministes refusaient d’aimer notre pays sous prétexte que Louise Michel y avait été condamnée ?

C’est bien là que le bât blesse. Il ne saurait y avoir de Fils de France musulmans, il ne peut y avoir que des Fils (et filles ?) de France dont on ne connaît pas la religion. Parce que la France, c’est le contraire du communautarisme.

Alors, admettre Fils de France et ses femmes voilées, insulte à la face des femmes qui luttent, partout dans le monde, pour ne plus l’être, parmi les organisateurs d’une rassemblant des Français désireux, paraît-il, de défendre les traditions françaises, ce n’est pas un progrès, c’est une faute, et se féliciter de leur présence ne peut être que de la dhimmitude…

14 janvier 2013

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