Le rattachement de la Crimée à la a été un grand moment de déni de la et d’ignorance des réalités géo-historiques. À plus de 90 %, les Russes de Crimée, devenus ukrainiens par caprice khroutchévien il y a quelques décennies, ont proclamé qu’ils voulaient être russes avec les autres Russes. Quoi de plus normal ?

Curieusement, la France a décrété que ce était nul. Pourtant, c’est bien la France qui a fait voter les citoyens de divers lieux à la Révolution de 1789 pour savoir s’ils voulaient être français ou non. Le canton de Genève a voté contre, d’où son maintien en Suisse.

Parmi les opposants aux départements, il y a des nostalgiques d’avant la Révolution, qui leur font un projet en illégitimité. Je trouve qu’ils ne sont pas si mal faits. D’ailleurs, ils n’ont pas réussi à effacer la persistance des anciennes provinces en filigrane.

À l’inverse, les régions, depuis leur récente introduction, ne sont que problème sur problème. Pour commencer, si les régions n’existaient pas, la question de la Loire-Atlantique, bretonne par son histoire, ne se poserait pas. Un premier point est que ces régions, n’étant pas des provinces, sont donc nulles et non avenues. On nous dit qu’il faut réduire le nombre des régions ? Eh bien, réduisons-le et supprimons-les toutes.

Les thuriféraires bruxellois de la « länderisation» de la France ne sont pas avares de contradictions. Dans le traité de Maastricht, ils avaient indiqué défendre le principe selon lequel « les décisions sont prises le plus près possible des citoyens, conformément au principe de subsidiarité ». En vertu du principe de proximité, il faudrait transférer de bas en haut les compétences. Allô New York, y a un nid de poule à boucher à Asnières. Voilà leur nouveau principe. Incidemment, les Alsaciens ont déjà voté contre une région Alsace. Qu’à cela ne tienne, on les fusionnera avec les Lorrains.

Les socialistes pontifient sur la République en toutes circonstances mais veulent supprimer les départements que celle-ci a instaurés. Quelle ironie comique!

Dans un département en 1789, il était possible d’aller à la préfecture en un jour. Dans la future région Poitou-Centre-Bidule, il faut 7 heures de train, 3 changements et passer par pour aller d’Angoulême à Dreux. Cherchez l’erreur.

Avec un sens étrange de la démocratie, Hollande, qui à 16 % prétend « engager la France pour plusieurs décennies [sic] », après avoir « voulu changer de civilisation [gros hic] » avec Taubira.. Qu’il s’occupe de son scooter. Afin que les choses soient claires, le secrétaire d’État à la Réforme territoriale, André Vallini, a annoncé, le mercredi 4 juin, que « le droit d’option des départements n’a pas été retenu, parce que ça aurait ouvert des débats sans fin, chaque département aurait souhaité être rattaché à telle autre région, on n’allait plus en finir ».

Non mais, sur un sujet aussi important, il est inconcevable que les Français ne s’expriment pas. Vive la France et « aux tyrans ! »

5 juin 2014

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