Houellebecq et la très nécessaire islamisation de la France

Le livre de Houellebecq est un best-seller européen, ce qui nous semble une bonne chose à l’heure où le Vieux Continent entre en dhimmitude à peu près partout, sauf dans cette Russie trop orthodoxe à qui nous allons prochainement faire une guerre qui réglera tous nos problèmes existentiels.

Mais un élément n’a pas été assez souligné : Houellebecq ne voit pas d’un mauvais œil cette soumission à l’islam. Je dirais même qu’à coup de Guénon et de Nietzsche, il souligne les bienfaits que les Européens pourraient retirer d’une domination musulmane à venir. Il dit qu’il y aurait moins de violence dans les banlieues, et que le bon exemple pourrait même relancer notre natalité européenne ! Houellebecq ajoute alors sur un ton provocant :

“L’arrivée massive de populations immigrées empreintes d’une culture traditionnelle encore marquée par les hiérarchies naturelles, la soumission de la femme et le respect dû aux anciens constituait une chance historique pour le réarmement moral et familial de l’Europe, ouvrait la perspective d’un nouvel âge d’or pour le vieux continent. Ces populations étaient parfois chrétiennes ; mais elles étaient le plus souvent, il fallait le reconnaître, musulmanes.”

Citant un texte islamisant écrit par un nietzschéen, le narrateur de Soumission souligne :

“L’article, clair et documenté, trahissait nettement l’influence de Guénon, sa distinction fondamentale entre les civilisations traditionnelles, prises dans leur ensemble, et la civilisation moderne.”

Et Houellebecq rappelle même sur un ton amusé :

“Sur le rejet de l’athéisme et de l’humanisme, sur la nécessaire soumission de la femme, sur le retour au patriarcat : leur combat, à tous points de vue, était exactement le même. Les traditionalistes et mes identitaires… étaient, sur l’essentiel, en parfait accord avec les musulmans.”

En même temps qu’il rehausse l’islam, un islam mâle et conservateur, l’islamo-fascisme des journalistes, le narrateur balaie le christianisme officiel – ou ce qu’il en reste :

“À force de minauderies, de chatteries et de pelotage honteux des progressistes, l’Église catholique était devenue incapable de s’opposer à la décadence des mœurs. Le fondateur du christianisme s’était plu dans la compagnie des femmes, et cela se sentait”, écrivait-il. “Si l’islam méprise le christianisme”, citait-il, reprenant l’auteur de L’Antéchrist, “il a mille raisons pour cela ; l’islam a des hommes pour condition première…”

Il semble aussi ne guère se faire d’illusions sur « les cathos », comme disent les médias. Voici ce qu’écrit l’auteur des Particules élémentaires à propos de… Bayrou :

“Ça en fait l’homme politique idéal pour incarner la notion d’humanisme, d’autant qu’il se prend pour Henri IV, et pour un grand pacificateur du dialogue interreligieux ; il jouit d’ailleurs d’une excellente cote auprès de l’électorat catholique, que sa bêtise rassure.”

Son message ? Notre avenir sera transhumain ou il sera musulman.

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