Armées - Editoriaux - Médias - Polémiques - Société - Table - 31 octobre 2014

Honneur au sergent-chef Thomas Dupuy

Le sergent-chef s’en est allé en accomplissant son devoir. Il est mort au combat, au champ d’honneur. Pour son pays, pour sa patrie. Pour la France. Loin de ses terres natales mais sur celle d’un mal qui doit disparaître de la surface du globe. Il a rejoint ses frères d’armes, ceux tombés lors des conflits du XXe siècle et plus récemment ceux d’Afghanistan et de l’opération Serval. Il est le 10e soldat à tomber pour la France sur ces terres chaudes d’Afrique depuis l’arrivée de la France au Mali.

Naturellement, cette nouvelle retentit moins dans l’espace médiatique que celle du jeune Rémi Fraisse, victime d’une grenade offensive lors d’une manifestation d’écolo-anarchistes. D’un côté, l’un n’a fait que son devoir et, pour les médias, il ne mérite rien (ou presque). L’autre, au contraire, s’est opposé de toutes ses forces à une retenue d’eau, s’est trouvé au mauvais endroit au mauvais moment. Mais il a droit à tous les honneurs et tous les couplets laudateurs, dithyrambiques et naturellement polémiques !

Quelle inversion des valeurs ! Quelle évolution de notre société où ceux à qui on doit d’être libres, protégés et en sécurité (nos soldats, nos armées) ne sont plus honorés comme ils devraient l’être et où ceux qui détruisent la société qui les a vu naître et grandir, et qui en plus les nourrit, sont encensés ! Un de mes anciens chefs militaires me disait : « Fais du bien au vilain, il te chie dans la main. » C’est un peu ça, avec les anarcho-écolos de Sivens.

Je ne connais pas le “Chef” Thomas Dupuy, ne l’ai jamais côtoyé. Cependant, je ne doute pas un instant qu’il était « doté de capacités physiques et intellectuelles rares », qu’il « était apprécié de tous ses camarades », comme l’a rappelé l’état-major des armées. Il avait déjà été blessé en 2011 en Afghanistan et connaissait les risques du métier. Il avait 32 ans et c’est un âge bien jeune pour disparaître.

Non, le Chef Thomas Dupuy n’est pas mort pour rien. Il est allé, avec tous ses frères d’armes, prendre le mal à sa source. N’oublions pas les deux blessés touchés lors de l’accrochage avec les terroristes ni les autres membres des forces spéciales qui ont participé à l’opération. Avec ses camarades, Thomas Tanguy a rempli la mission qui lui avait été confiée : « terroriser les terroristes », comme l’a dit un célèbre ministre de l’Intérieur, avec son inimitable accent du Sud. Et même plus : les éliminer.

La question ne se pose pas de savoir s’il faut rester ou pas au Mali, ou même combien ça coûte,. Il faut éradiquer ce cancer islamo-terroriste qui ronge et gangrène notre monde. Il faut en finir une fois pour toutes avec ces fanatiques décérébrés. Lors de cet accrochage au nord des Ifoghas, 26 islamo-terroristes ont été neutralisés. C’est une maigre consolation et compensation. Mais le rapport de force est là. En notre faveur. À sa famille à qui nous adressons nos plus sincères condoléances, nous pouvons dire : « Soyez fiers de Thomas. C’était un brave. Il restera dans nos cœurs et nos mémoires. »

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