On ne s’étonne guère que, dans ses vœux, François Hollande ait principalement évoqué le terrorisme et l’emploi, avec une dose d’« amour de la patrie » pour ne pas réserver ce sentiment aux seuls souverainistes. On peut regretter qu’il n’ait pas reconnu que son action passée n’était à la hauteur ni des attentes ni des besoins : on  ne peut gommer un bilan négatif par des promesses pour l’avenir.

François Hollande veut se faire passer pour le protecteur, le rassembleur des Français, lui dont l’action fourmille d’actes de division. Quelques exemples ? L’ostracisme pratiqué envers près de sept millions d’électeurs, le mépris affiché pour des centaines de milliers de manifestants contre le mariage pour tous, la zizanie semée dans la gauche même, les tensions attisées… Sans compter ses ambiguïtés : il a évoqué le « fanatisme » sans nommer les fanatiques, comme si le terme d’«  » était tabou et imprononçable. Pour combattre efficacement l’ennemi, il faut d’abord l’appeler par son nom.

« Françaises, Français, je suis fier de vous », proclame-t-il, comme Napoléon à ses soldats après la victoire d’Austerlitz. Mais Hollande n’est pas Napoléon, ni même « Napoléon le Petit » que ridiculisait . Et il n’a pas emporté de victoire. Les compliments ne changent rien à la réalité : la majorité des Français n’est pas fière de lui. Le plus indécent, c’est son intention de se porter à nouveau candidat aux élections présidentielles : toute sa œuvre en ce sens. Il espère se retrouver au second tour face à et l’emporter facilement : il serait de nouveau l’homme du rejet. Il est bien possible que les Français déjouent son plan machiavélique, ne voulant pas reconduire quelqu’un qui ne fait preuve de quelque compétence que dans les calculs politiciens.

Au fil de ses vœux apparaît en filigrane un autre ennemi. Certes, il s’est engagé à lutter « contre le terrorisme » et même « intensément », mais aussi « contre tout ce qui fracture notre et qui nourrit autant le repli que l’exclusion ». Suivez son regard ! Pour combattre un adversaire politique, il remplace des arguments par des slogans, destinés à effrayer les Français, oubliant que, si le débat est démocratique, l’utilisation de slogans relève de la propagande.

À l’aube de cette nouvelle année, souhaitons que de plus en plus de Français fassent comprendre à l’actuel locataire de l’Élysée qu’il n’est qu’un accident de l’Histoire, que son quinquennat est un échec, qu’il faut de nouvelles têtes pour proposer une autre politique et redresser le pays. Il faut le dire autour de soi, sur les réseaux sociaux et en tout lieu, chaque fois que l’occasion se présente. Sans excès ni caricature, mais en se fondant sur les faits.

Le plus grand service que François Hollande pourrait rendre à la France serait de se retirer spontanément de la compétition. Mais, quand la vanité l’emporte sur la lucidité, on ne peut y compter : il faut donc l’y aider !

2 janvier 2016

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