On a les lectures que l’on mérite : toute la France, depuis vendredi, lit Closer. Pour le dire en mode Facebook, Hollande serait passé du statut « en couple » à « c’est compliqué ». Après Valérie, voici Julie. On notera une certaine fidélité, sinon à la femme, du moins à la lettre. Chacun son fétichisme. Cécilia, Carla… Sarkozy en pinçait pour les “A”, Hollande, lui, fantasme sur les “I”. On ne saurait trop conseiller aux paparazzi de tenir à l’œil Aurélie Filippetti : en soulevant un jour le casque de son livreur de pizza, on pourrait être, qui sait, étonné.

On nous promet que l’Élysée va prochainement « clarifier » tout ça. Il est vrai qu’un coup de gant de toilette sur cette affaire avant les prochains déplacements officiels à l’étranger ne serait pas du luxe. Pour le Vatican, le plus sage serait peut-être de venir en célibataire. Sauf régularisation rapide avec l’une ou l’autre, bien sûr. Plus que quelques jours avant le 24, un peu court pour la publication des bans, non ? À moins, bien sûr, que l’administration tout entière, dans un grand élan d’efficacité, ait décidé de se mettre au diapason du Conseil d’État et unisse désormais deux tourtereaux aussi vite qu’à Las Vegas.

Mais pour février, la rencontre avec Obama, impossible d’y couper, il faudra faire un choix. Qui pourrait être - et pourquoi pas ? - d’embarquer Ségolène, à laquelle l’antériorité et le statut de mère de ses enfants confère une certaine légitimité. Emmener sa légitime, c’est ce que se résolvent souvent à faire les patrons de PME quand, lassés d’entendre ricaner dans leur dos à chaque fois qu’ils traînent une conquête au Salon de l’habitat de Tulle, ils entendent recouvrer un semblant de respect de la part de leurs employés.

Il paraît que tout cela ne serait pas si négatif pour l’image du Président. D’abord parce que la France entière déteste Valérie Trierweiler. Julie Gayet, qui qu’elle soit, ne peut pas être pire virago. Et puis il pourrait se poser en victime. Fou, ça, de violer la vie privée des gens ! De quoi j’me mêle ?

Oui, tout cela ne serait pas si négatif si n’avait pas, comme il l’avait pourtant durement reproché à Sarkozy, invité dès le début de son mandat toute la France dans son alcôve, la laissant assister, par tweet interposé, aux crêpages de chignon dans le gynécée. Un peu tard, n’est-ce pas, pour s’envelopper dans le peignoir en faisant montre d’une pudeur blessée.

Et surtout si la France n’était pas là où elle en est. Savez-vous, lors de l’affaire du Costa Concordia, ce qui a spécialement écœuré les Italiens ? Au moment du naufrage, le pacha roucoulait dans son petit salon privé avec une jeune Moldave de 25 ans embarquée à l’insu de tous. C’est ainsi qu’il est devenu l’homme le plus détesté d’Italie.

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12 janvier 2014

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