Les chefs d’État européens, lors du dernier Conseil, ont condamné l’ et précisé qu’aucun règlement n’était possible tant que Bachar el-Assad serait au pouvoir.

De plus, pour se donner bonne conscience, ils ont fait appel à la caution de l’ONU, cette grande gardienne des droits de l’homme.

Le fait de vouloir destituer un dirigeant, quelles qu’en soient les raisons, cela s’appelle un coup d’État. Rien de plus, rien de moins. Grâce à nos amis américains qui l’on pratiqué de nombreuses fois depuis la Seconde Guerre mondiale, il semblerait que ce mode d’ingérence dans les affaires intérieures d’un pays soit quasiment inscrit dans la charte de l’ONU.

L’ est donc devenue l’embryon d’un gouvernement de la planète où les chefs d’État ne sont vus que comme de simples administrateurs de régions et dont le chef du monde serait le président des États-Unis.

La charte, avec ses droits de l’homme et ses beaux principes, n’est qu’un mouchoir que l’on agite pour amuser le gogo tandis que l’autre main tient le bâton.

En portant la parole des États-Unis au Conseil de l’Europe, les chefs d’État nous poussent à la confrontation avec la Russie, ce qui pourrait nous faire glisser vers le pire.

Fort heureusement, la diplomatie russe possède un art de la négociation et ce, à tel point que les États-Unis refusent de recevoir une délégation emmenée par le Premier ministre russe, de peur, sans doute, de se rendre à leurs arguments.

Il n’y a pas que l’ qui est tiraillée par des sentiments contradictoires. Les États-Unis, cependant, commencent eux aussi à se rendre compte que vu le nombre et la taille des problèmes qu’ils ont créés dans le monde, ils ne contrôlent plus rien et ont besoin de la Russie.

Les dirigeants des pays d’ de l’Est devraient prendre conscience qu’ils ne sont vus par les États-Unis que comme un terrain de jeux dans leurs ambitions géopolitiques. Les pays de l’Europe de l’Est, à force de soumission aux États-Unis, sont devenus de simples candidats à la vitrification pendant qu’à Miami on continuera à siroter son cocktail.

Respectueux du droit des peuples, nous ne pouvons que constater les décisions des chefs d’État des autres pays et essayer d’infléchir leurs décisions. Mais en tant que Français, il est de notre devoir de ramener nos propres dirigeants à la raison et, si cela ne peut se faire ainsi, leur retirer leurs mandats. Avant de plaire à d’autres nations, il s’agit d’abord de penser aux intérêts de la France et des Français, sinon cela relève de la forfaiture et ouvre la porte à tous les débordements au sein de la nation.

Monsieur Hollande, dites à Laurent Fabius qu’il cesse de confondre un roquet avec un ours.

Monsieur Hollande, par votre tropisme américain et pour être dans le vent, vous nous conduisez à l’hiver nucléaire.

Gustave Thibon disait qu’être dans le vent, c’est avoir une ambition de feuille morte.

Monsieur Hollande, le vent mauvais venu, et telle la feuille morte, vous en aurez le même destin, vous partirez dans la fumée d’un feu.

18 octobre 2015

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