Benoît Hamon a eu une qualité : la cohérence.
 
Quand vous bossiez dur pour décrocher des concours, lui manifestait contre les diplômes trop difficiles à obtenir : 1986, loi Devaquet, SOS dans la rue, la démago au service de Tonton. Il adhère à l'UNEF. Mais il faut bien justifier qu'on est un peu étudiant : donc, Benoît réussit à décrocher une licence d'histoire. Et voilà, sur le CV, la liste des diplômes s'arrête là.
 
Une maîtrise ? Un DEA ? Un doctorat ? Pensez donc, de longues années de recherche, ça ne laisse pas de temps pour faire carrière aux MJS. Mais alors, un concours d'enseignement ? Un CAPES ? Une agrégation ? Attendez, c'est risqué, un concours ! Benoît Hamon a zappé ce qui était, avant, la voie royale chez les élus de gauche : l'enseignement. Avec lui, fini la République des professeurs.

Pas d'autre expérience professionnelle que la vie du Parti socialiste : UNEF, MJS, courants, éléphants, etc., jusqu'à en être aujourd'hui le candidat.
 
On peste souvent, avec raison, contre les candidats du système, formatés par l'ENA ou Sciences Po. Mais je croyais qu'à gauche, on avait encore, malgré tout, le respect de cette méritocratie-là. Hamon ? Le pur produit, non du système, mais du sous-système PS…
 
Mais attention, n'allons pas instiller le doute sur la formation limitée de notre apparatchik. "Les Décodeurs" du Monde nous expliquent sans rire :
 
"Les engagements syndicaux et politiques précoces de Benoît Hamon ne lui ont effectivement pas laissé le temps de faire de longues études, puisqu’il s’est contenté d’une licence d’histoire à l’université de Bretagne-Occidentale à Brest avant d’entrer en politique comme assistant parlementaire du député Pierre Brana."
 
Pauvre Benoît, tellement précoce qu'il n'a pas eu le temps de faire des études…
 
Sauf que, assistant parlementaire, il le devient en 1991 : il a 24 ans. Pas le temps de décrocher mieux qu'un bac+3, six ans après le bac ?
 
Mais si "Les Décodeurs" défendent notre ex-jeune socialiste, c'est que certains ont osé dénoncer son poste de professeur associé, en 2009, et pendant trois ans, dans une université. C'est sûr que vous qui ramez pour décrocher un poste à l'université, malgré votre thèse, votre agrégation, vos articles (et du sérieux, du lourd ! Pas du plagiat ou du facile !), votre expérience d'enseignement, vous trouvez ça un peu fort de café, le Hamon qu'on balance professeur à l'université, avec sa petite licence d'histoire.
 
Mais vous vous fourvoyez ! Petite licence, mais grosse expérience PS ! Au nom de laquelle on peut le recruter comme « professeur associé » ! C'est légal !
 
Benoît Hamon était en panne dans sa carrière, et il se trouvait que la fac avait justement besoin d'un professeur associé à ce moment-là ! Un commentateur de l'article a lâché le fin mot de l'histoire : piston ! Alors, Benoît, pour enrichir ton programme, après le revenu universel, le piston universel ?

Au fait, "Les Décodeurs", tous ces extraits de son livre si justement titré Tourner la page (publié quand il est recruté sur ce poste de professeur), qu'il a recopiés sans mettre les guillemets, c'est une affaire ? C'est du plagiat ? Ou simplement un déficit de formation… initiale ?

299 vues

4 février 2017

VOS COMMENTAIRES

BVoltaire.fr vous offre la possibilité de réagir à ses articles (excepté les brèves) sur une période de 5 jours. Toutefois, nous vous demandons de respecter certaines règles :

  • Pas de commentaires excessifs, inutiles ou hors-sujet (publicité ou autres).
  • Pas de commentaires insultants. La critique doit obéir aux règles de la courtoisie.
  • Pas de commentaires en majuscule.
  • L’utilisation excessive de ponctuations comme les points d’exclamation ou les points de suspension rendent la lecture difficile pour les autres utilisateurs, merci de ne pas en abuser !

Pas encore de compte, inscrivez-vous gratuitement !

La possibilité d'ajouter de nouveaux commentaires a été désactivée.