Allez-y, les gars ! Ne vous gênez pas. C’est gratos et, en plus, on se marre ! Allez-y ! Caillassez, incendiez, vandalisez, guet-apensez, brûlez des bagnoles, cramez du flic, bouffez du pompier, ou du toubib, ou du gendarme, kalachnikovez pendant que vous y êtes. Enfin, laissez-vous aller puisqu’on vous dit que vous ne risquez rien. Ce serait trop bête de passer à côté d’une méga-poilade grandeur nature, glandeur nature.

C’est Breizh Info qui décrit la nuit d’ dans la magnifique capitale bretonne, Rennes. Voilà déjà quelque temps que ce site d’information a mis en ligne un onglet révélateur appelé : « La Bretagne Orange mécanique », en référence au bouquin d’Obertone, La France Orange mécanique, lui-même enfant du livre Orange mécanique de Burgess, mis à l’écran par Kubrick. Tout ceci est bourré de violence XXL ; la vie actuelle, en somme.

Ainsi donc, on apprend que, la nuit d’Halloween, des bandes de « sauvageons » – ah ! ah ! ah ! quelle trouvaille, monsieur Cazeneuve ! – se sont déversées en ville pour une grande séance de guérilla urbaine dans plusieurs quartiers, devant les yeux effarés de la population. “Je croyais qu’Halloween, c’était une fête où on distribuait des bonbons ! Pas des pavés”, commente un policier, goguenard.

La surprise-partie, commencée à 17 h 30, a duré toute la nuit. Douze heures pendant lesquelles la ville a été livrée aux scélérats. Eh bien ! en douze heures, malgré 250 appels téléphoniques, malgré les luminescences des incendies, malgré l’information qui circulait, la police n’a arrêté personne. Pas un seul de ces délinquants n’a été pris par la capuche et emmené au poste. Comment cela se fait-il ? Nos policiers ne sont pourtant pas des amateurs, mais là, face à plusieurs bandes de 50 à 60 voyous chacune, rien, pas la plus petite souricière, pas la moindre capture. Nos « forces de l’ordre » – c’est curieux, mais j’ai un peu de mal avec cette expression ! – sont rentrées bredouilles.

“Dès que les bandes apercevaient la police, ils partaient en courant pour commettre d’autres délits ailleurs”, avoue un policier. Sympa, le gars ! Avec son nez télescopique à la Pinocchio, il prend hardiment la défense de sa hiérarchie. En effet, il n’y a qu’une seule raison pour laquelle aucune arrestation n’a eu lieu : c’est que les flics avaient reçu l’ordre de ne pas intervenir. Comme lors des manifs contre la loi Travail, comme au Bataclan, comme au Trocadéro, comme contre Nuit debout, etc.

« Nous sommes en guerre », répètent à l’envi les mentonneux du gouvernement. L’état d’urgence a été prolongé pour la quatrième fois jusqu’en janvier 2017. Les policiers sont dans la rue depuis des semaines. Et, sciemment, nos « autorités » laissent le pavé aux crapules et aux voyous. Sans doute pour éviter que « ça dégénère ». Mais, pauvres aveugles, « ça dégénère » déjà, tous les jours ici ou là, Rennes, Lorient, Nantes, pour ne parler que de l’Ouest. Et ça s’aggrave.

La sécurité des gens est une fonction régalienne : vous la foulez aux pieds. Vous êtes indignes de vos fonctions. Partez ! Partez avant d’être chassés par la rue en colère.

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