Cela devrait quand même dérouiller les esprits naïfs : tous les gauchistes, les Bisounours, les Domenach, et même Libé défendent désormais le pape François. Ne manque plus que ! Normal, le pape symbolise merveilleusement cette soumission maquillée d’ouverture à l’Autre. Tends la joue , mon enfant. Et reçois un coup de sabre sur celle de droite !

L’historien Niall Ferguson, dans son brillant « Civilisations », s’interroge sur le pourquoi de l’écrasante domination occidentale sur le monde depuis cinq siècles. Il constate que cette domination pourrait bien être en train de s’achever, car nous savons de moins en moins nous-mêmes ce qui nous définit et refusons à tout prix ce qui a fait notre supériorité. Ferguson prend l’exemple des écoles du Vieux Continent où l’on relativise toutes les civilisations, où l’on apprend surtout la culture de l’Autre. Le pape François, le « dernier » selon certaines prophéties, est l’archétype de ce Nous naguère glorieux agenouillé devant l’immense A capital. Le A capital et tranchant de l’Autre.

Illustrant la thèse de Ferguson, le récent discours de François devant les eurodéputés a pu glacer nombre de ses partisans. Régulièrement applaudi par ceux-là mêmes qui renient les racines chrétiennes de notre histoire, le souverain pontife a une fois de plus appelé à l’ouverture, à l’accueil…

Dans une de ses chroniques, Éric Zemmour a dressé un constat amer de cette sortie pontificale :

Le pape François parle des racines de l’Europe mais ne précise jamais qu’elles sont chrétiennes. Il exhalte la spiritualité mais prononce à peine le nom de Dieu et pas celui du Christ. Il dit droit de l’homme, solidarité, exploitation, diversité, écologie, mondialisation, immigration, mais il ne dit pas , euthanasie, mariage homosexuel. […] Le pape François est en train de transformer l’Église en une simple ONG, entre Greenpeace et Terre d’asile.

En revanche, la députée verte Eva Joly a a-do-ré : selon elle, le chef de l’Église a prononcé « un très beau discours qui rappelle les valeurs de dignité et de tolérance qui fondent l’Europe ». Elle a apprécié ce « coup de main aux forces progressistes qui militent pour l’accueil des  ». Au moins, elle voit clair. Pendant que la Morano confie avoir « prié », plus cynique, Jean-Marie Cavada a vu en François « un excellent directeur de la stratégie et de la pour l’Europe », tandis que l’Italienne de fraîche date Kashetu Kyenge a dit tout « l’espoir » qu’elle plaçait en François à propos des flux migratoires futurs…

Il fallait visiblement en faire plus. Alors à Istamboul, à la Mosquée bleue, François a posé ses chaussures pour prier et a offert un cadeau au grand mufti, lequel lui aurait « expliqué une sourate avec douceur ». Les images ont été abondamment diffusées par les médias français. La gauche sabre le champagne : Habemus Bisounours !

3 décembre 2014

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