Mon article précédent restait sur une interrogation concernant la suite des opérations contre , avec l’engagement soudain de la . Les moyens déployés par ce nouvel acteur et la promptitude des engagements ont bien créé une nouvelle et redoutable dynamique dans la guerre contre l’ennemi islamique.

Ce qui surprend le plus est précisément l’état de surprise des Occidentaux, pour ne pas dire de sidération, nonobstant les discussions, rencontres bi ou multilatérales et les remontées des services de renseignement. Pour conjurer un sort qui leur échappe, ils clament à « l’escalade militaire inquiétante ». Ce qui était jusqu’alors inquiétant était surtout l’absence de résultats patents ou déclarés prouvant un affaiblissement constant de la diaspora islamique. Sa défaite n’était même pas évoquée.

Le mal est tellement métastasé que les attaques chirurgicales ponctuelles et « propres » des coalisés ne l’ont jusqu’alors que peu affecté. Et que dire des singulières opérations françaises « au laser », qui permettent de circonscrire un bombardement à une enclave francophobe, sans doute de la taille d’un village gaulois. Et de revendiquer des résultats précis à l’unité près ! Des commandos infiltrés sur place serviraient-ils les attaques comme PGA (poste de guidage avancé) ?

Ce qui était prévisible avec ce nouvel intervenant russe est déjà entamé. Ses forces ont pris la quasi-maîtrise des opérations sur une bonne partie « utile » du territoire syrien, celui qui, pour les contempteurs de Bachar el-Assad, constitue le rempart redouté. Cette « conquête » a immédiatement permis l’engagement et l’avancée de troupes syriennes au sol. Ce qu’il fallait démontrer !

À la « blitzkrieg » de Poutine répond l’expectative des Occidentaux, laissant désormais la parole à l’OTAN. L’organisation, qui n’est pas (encore ?) impliquée dans cette guerre, prétexte de la solidarité avec la , membre du club atlantique, pour brandir une menace de représailles contre les incursions aériennes « répétées » sur son territoire. Laquelle Turquie ne fut guère morigénée jusqu’alors lorsqu’elle arguait de la lutte contre Daech pour s’attaquer aux Kurdes et laissait complaisamment sa frontière ouverte aux et barils de pétrole – irakien, mais très noir.

Les membres de l’Alliance doivent se réunir en décembre. D’ici là, le champ de bataille aura considérablement évolué, qui permettra de dénoncer l’expansionnisme dangereux de Poutine !

Tout en se félicitant en sourdine de sa fructueuse contribution ?

12 octobre 2015

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