Le salut viendra-t-il des pays d’Europe centrale ? Le a, au moins, le mérite de proposer des solutions européennes à un problème que nos élites européistes n’arrivent plus à résoudre. Si ce n’est pas le salut, elles s’en rapprochent !

Et pourtant, la Pologne, la Hongrie, la République tchèque et la Slovaquie sont, encore et toujours, taxées de nationalistes et accusées de “favoriser le repli identitaire”… Catherine Horel, spécialiste au CNRS de l’Europe centrale, a une théorie toute fraîche sur ce sujet : ces pays ont une “identité nationale fragile”, et notamment “l’angoisse de disparaître”… Éric Zemmour s’adressait en 2015, dans l’émission “Ce soir (ou jamais !)” à Jacques Attali en disant : “Il y a des gens qui sont là… qui sont là depuis mille ans… Et qui ont encore envie d’être là pendant mille ans… Ils n’ont pas envie d’être métissés, Monsieur Attali, excusez-les ! Ils n’ont pas envie d’être submergés ! […] Alors c’est con, et ce n’est pas tellement altruiste, mais c’est leur vie !”

Il n’est donc pas question de peur et d’angoisse mais bien de volonté de rester un peuple majoritairement de “race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne”, pour reprendre la phrase prêtée au général de Gaulle et désormais honnie. Ce Groupe de Visegrád est, aujourd’hui, une des forces qui va croître au sein même de l’Union européenne. Ils proposent la restauration des frontières des pays pour endiguer l’afflux massif des migrants, notamment pour les pays qui sont sur la route de la migration vers l’Allemagne. Ils mettent également, au service des pays qui en feront la demande, une douane composée de policiers des différents pays du Groupe pour surveiller les frontières et assurer leur étanchéité. En somme, ils font l’Europe telle qu’elle devrait être originellement : une coopération entre des pays pour assurer la survie du continent et la vie de ses habitants. D’ailleurs, à cet effet, le Groupe a déjà prévu des plans pour gérer certaines futures problématiques comme l’éclatement de l’Union européenne ou le fameux “Brexit”…

L’anticipation est un maître mot en matière de diplomatie, mais l’Union européenne met un point d’honneur à nous prouver son incompétence en la matière, à la différence de ces États souverains !

Ces quatre anciens satellites de l’URSS, qui ont connu l’horreur successive du nazisme, du communisme et voient maintenant la menace de l’islamisme, refusent aujourd’hui en bloc tout système de pensée extérieure qui viendrait assujettir leurs peuples. “Les pays d’Europe centrale et de l’Est n’ont pas l’habitude de cohabiter avec des citoyens d’Afrique du Nord ou du Moyen-Orient”, aurait affirmé un diplomate polonais. Et ils ne veulent pas le faire.

Mais, mordious, c’est leur droit le plus sacré de nations libres et indépendantes !

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