Aristophane reviens, tes descendants sont devenus fous ! Le 20 septembre, les Grecs vont retourner aux urnes pour la troisième fois depuis le début de l’année, pour conforter ou congédier l’éphémère Premier ministre Alexis Tsipras qui, se prenant pour , a voulu provoquer de nouvelles .

C’est une femme, la présidente de la Cour suprême grecque, Vassiliki Thanou, qui a été nommée Premier ministre jusqu’au retour d’une situation stable. C’est également une femme, Zoé Konstantopoulou, l’ancienne présidente du Parlement, membre dissidente de Syriza, qui est la nouvelle égérie de l’opposition à Tsipras. Elle avait estimé que la convocation d’élections anticipées était « non-démocratique et anticonstitutionnelle ». C’est enfin une femme, l’auteur et comédienne Lila Stabouloglou, qui tente de dédramatiser la situation : “L’Organisme grec du Tourisme se prépare dans l’effervescence à promouvoir l’idée du tourisme électoral en vue du scrutin du 20 septembre”, écrit-elle sur le site d’information Progagon…

Notre humoriste suggère la création de parcs de loisirs “électoraux” et d’acheter « des souvenirs électoraux, comme des bulletins de vote ou des tasses avec les logos des partis, des statues des hommes politiques, comme Yanis Varoufakis, le flamboyant ex-ministre des Finances ». C’est le slogan officiel “Vivez votre mythe en de l’Office grec du Tourisme que l’auteur de ce pastiche a choisi de détourner, ainsi devenu : « Vivez votre mythe… électoral en Grèce ! »

Les femmes, on le voit, ne manquent pas d’humour dans l’imbroglio politique que connait la Grèce en ce moment. On en revient à Aristophane, qui à plusieurs reprises, met en scène dans ses pièces des femmes qui remettent en cause la suprématie des hommes, et prennent le pouvoir. Dans Lysistrata, Aristophane suggère aux femmes des cités grecques en guerre de faire la du lit : « Pour arrêter la guerre, refusez-vous à vos maris. » Imaginons qu’en Grèce ou ailleurs, nos Lysistrata modernes l’appliquent au domaine politique ?

3 septembre 2015

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