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Editoriaux - International - Santé - Société - 25 septembre 2015

Grâce au Sénat, le planning familial américain peut continuer son commerce de bébés avortés

Le Sénat américain n’a pas approuvé un projet de loi interdisant dans tous les États-Unis l’avortement au-delà de 20 semaines de gestation, malgré les révélations récentes d’un commerce de fœtus avortés.

Depuis plusieurs semaines, une association de journalistes américains publie des vidéos d’enquête sur l’International Planned Parenthood Federation (IPPF) mettant en lumière un commerce d’organes d’enfants avortés. Des personnalités importantes de cette Fédération du planning familial expliquent que lorsqu’ils avortent un fœtus suffisamment développé, les médecins prennent soin de sortir intacts certains de ses organes pour les vendre ensuite à des sociétés commerciales, des laboratoires de recherche ou des universités.

L’IPPF étant l’institution pratiquant des avortements la plus importante aux États-Unis, elle a pu établir des relations avec de nombreux laboratoires pour leur livrer des reins, des foies, des cœurs ou des tissus de fœtus avortés. Pour ce faire, l’IPPF pratique autant que possible l’avortement par « naissance-partielle » ou par « dilatation-évacuation » : le médecin introduit une canule dans le vagin de la mère et sort le fœtus de 16 semaines ou plus en le tirant par le pied. Le fœtus sort bien souvent en plusieurs morceaux. Le médecin recompose alors le corps sur un plateau pour s’assurer qu’il ne reste aucun membre ou organe dans le ventre de la mère. Il étudie à ce moment quels membres peuvent être vendus entre 30 et 100 dollars pièce à des laboratoires demandeurs. L’IPPF est donc actuellement auditionné par plusieurs administrations et certains gouverneurs ont gelé les subventions accordées à cette institution.

Le projet de loi, adopté par la Chambre des représentants mais rejeté par le Sénat ce mardi 22 septembre, prenait en compte un certain nombre de preuves médicales indiquant qu’à partir de 20 semaines, le fœtus peut ressentir la douleur et peut même survivre à un tel avortement. La loi proposait d’interdire tout avortement au-delà de 20 semaines, période au cours de laquelle l’IPPF recourt à cette méthode d’avortement par démembrement.

Malheureusement, la plupart des démocrates (notamment Hillary Clinton et Barack Obama) sont d’avis qu’il faut continuer de soutenir l’IPPF, malgré ces faits passibles de peines pénales. Le président Obama avait même menacé de mettre son veto au projet de loi si le Sénat l’avait voté.

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