Monsieur Darmanin,

Ce nouveau monde que vous avez embrassé du jour en lendemain avec empressement est décidément avide de « en même temps » et de cynisme à la fois…

D’un côté, vous décernez des certificats de petite morale afin d’accabler vos opposants ou « anciens amis » et, de l’autre, vous foulez aux pieds votre propre « moralisation ». Vous avez déjà été rappelé à l’ordre, en octobre 2017, pour avoir cumulé plusieurs mandats à la fois, et vous récidivez comme ces jeunes « je-m’en-foutistes » geignards que l’on croise au gré des comparutions immédiates… Vous êtes un ministre français, un agent du pouvoir à qui une responsabilité a été confiée, alors ressaisissez-vous ! Soyez ministre à plein temps !

Quittez la mairie de Tourcoing ou quittez le ministère de l’Action et des Comptes publics ! Choisissez ! Vous ne pouvez pas persister à vous croire au-dessus de tout le monde et vous affranchir, ainsi, des règles tacites lorsque cela sert une ambition personnelle !

« Éric, que ferais-tu si on te proposait le budget à 34 ou 35 ans ? », osiez vous écrire avec une pointe de cynisme à Éric Woerth. Qui tombait des nues. Un ministère vaut-il davantage que votre amour-propre ? À quel prix vendez-vous votre âme ? Que doit-on penser « moralement » de votre attitude et de votre relation au monde ? Rappelons-nous la plainte pour viol qui va être réexaminée bientôt et qui met, justement, en doute votre honneur et votre moralité… Que vaudra alors votre parole, ces temps-ci si changeante, aux yeux des magistrats ?

Vous changez aujourd’hui à nouveau votre fusil d’épaule. Espérez-vous faire de la mairie de Tourcoing votre « parachute doré » alors que la pression sociale s’accentue ? Préparez-vous votre prochaine « migration des oies sauvages » en allant faire le pied de grue devant la fenêtre de Xavier Bertrand alors que la Macronie prend l’eau de toutes parts et qu’un poste pourrait se libérer à l’horizon 2022 ?

C’est vous – par tous ces reniements, passe-droits et ces injustices ressenties – qui alimentez la colère de toute une partie de la population. C’est vous qui fragilisez la démocratie.
Vous êtes actuellement le meilleur ami des populistes, ces gens à qui vous faites pourtant la morale avec mépris et qui vous méprisent en retour pour vos reniements successifs, en même temps que vous méprisez la moralisation et que vous faites la morale à ceux qui vous l’ont reproché samedi matin. Vaste paradoxe.

En deux mots : clarifiez et démissionnez !

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