Assistons-nous à la fin d’une époque ? Le socialisme se meurt mais ne se rend pas, comme le veut la formule consacrée… Ou plutôt il mute et revient vers des positions plus naturelles : d’une part, la gauche de Benoît Hamon qui se rattache aux vieilles lubies de la gauche du Front populaire et de la IIIe République, d’autre part, la gauche Macron qui réunit les tendances libérales des Républicains contre les conservateurs monarchistes.

Plus que la fin d’une époque, c’est un retour à la normale dans notre paysage politique. La lente mutation de l’idéologie de Mai 68 a entraîné une division au sein de la gauche qui provoque des problèmes de placement et d’étiquette pour les ténors du parti aujourd’hui.

Certains ont refusé de renouveler leur mandat, sans doute, en partie, pour ces raisons inconscientes… Plus prosaïquement, aussi, pour ne pas subir l’affront d’une défaite cinglante aux législatives. C’est connu, « il faut partir à point », c’est-à-dire au sommet de sa gloire ! Thévenoud, Bartolone, Royal, autant d’éléphants qui, sous le couvert du célèbre « place aux jeunes », fuient la débâcle qui s’annonce.

Pourtant, ce n’est pas d’une cure de jeunisme que la France a besoin ou, du moins, pas uniquement. La jeunesse n’est pas gage d’action, tout comme la vieillesse n’est pas gage de sagesse ! Ce dont la France a besoin, c’est une réconciliation : avec son passé, sa terre et son peuple. La fierté d’être français ne doit pas se retrouver dans les valeurs passe-partout du « say no to racism » mais bien dans son histoire, sa mentalité et ses traditions.

“Les morts gouvernent les vivants”, disait Auguste Comte, le père du positivisme moderne. Retournons son argument contre lui : ce n’est qu’en retrouvant le fil de notre histoire que nous pourrons décider de la marche commune à suivre. Tout comme lorsque l’on s’est trompé de route, l’on retourne sur ses pas pour emprunter la bonne voie.

Le socialisme se meurt et ses élus quittent le navire… En même temps, qui irait parier sur eux par les temps qui courent ? Plus que le socialisme, c’est tout un système qui se délite, dont le socialisme mitterandien était un symptôme. La question se pose aujourd’hui dans un combat d’absolu entre pro-européen (mondialistes) et pro-France (patriotes) : la lutte presque eschatologique entre Marine Le Pen et .

Si c’est la fin du socialisme, il est de bon ton, aussi, de dénoncer ces turpitudes à droite. Enfermés dans leurs magouilles politiciennes, les élus de droite se sont entre-déchirés durant la primaire pour, finalement, aujourd’hui revêtir une union de façade derrière un candidat qu’ils poignardent sans cesse. Le Français ne doit pas s’y tromper : si la mort de la gauche prend effet en ce moment par ses nombreuses démissions, celle de la droite viendra un jour ou l’autre… Si ce n’est déjà le cas ?

14 mars 2017

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