Ces régionales font penser aux signalisations routières avertissant « Dernière station avant autoroute ». La station étant le scrutin des régionales, l’autoroute la voie qui mène aux voix de la présidentielle. Vu la masse irréductible des dégâts causés par trente années d’incompétence et de corruption de la gouvernance, le point de non-retour pour l’avenir de notre pays est atteint. Soit c’est la disparition de la France « avant-républicaine ». Soit c’est sa survie grâce à de nouveaux et courageux politiques.

Déjà, toute la caste polluant l’espace public défend ses places. Prêchant croisade commune, le vice-chancelier de l’Élysée, le « va-t-en-guerre-sans-savoir-où », a désigné l’ennemi à abattre : l’infréquentable paria FN. À entendre ses expertes déclarations géopolitiques dans ses discours internationaux, confondant Macédoine et Macédonie, Japon et Chine, Égypte et Tunisie, ses rares fans survivants devraient se méfier du cap recommandé par le guide rose.

Le ton, lui, a été donné par son aboyeur franc-maçon, cauchemar des victimes, Valls, qui, racolant hésitants, perdus, abstentionnistes, a éructé en frais républicain français : « Nous ferons tout, je dis bien tout, pour lui faire barrage. » Traduit en républicain espagnol nostalgique qu’il est resté, cela donnerait : « ¡No pasarán! »

Hélas pour notre stalinien d’Évry, la suite est connue : les nationaux sont bien passés !

Fi du abyssal, de la effrénée, du islamique, du pouvoir d’achat moribond, de la submersion migratoire : pour socialistes et consorts, le seul péril, c’est le FN ! Copier-coller pour l’/centre, inquiète de perdre son droit aux privilèges : la principale cible, toute big-chamaillerie cessante, c’est aussi Marine.

Le feu vert à ces alliances, décrété conjointement par les chefs d’état-major Cambadélis et Sarkozy, a fait baver sur France 5 le « politologue » Roland Cayrol : « L’idée est excellente ! »

Les marchands de tapis politicards négocient dur divergences, postures, fauteuils et convictions. En fait, ils vendent la peau du second tour avant d’avoir tué le premier ! Cul et chemise, Charlie à la boutonnière, ils ânonnent leur cri de ralliement : « Tous pour un… front républicain, et un front républicain… pour tous », pensant être les mousquetaires du roman, sans prendre conscience qu’ils sont, cette fois, ceux de l’Apocalypse !

10 novembre 2015

VOS COMMENTAIRES

BVoltaire.fr vous offre la possibilité de réagir à ses articles (excepté les brèves) sur une période de 5 jours. Toutefois, nous vous demandons de respecter certaines règles :

  • Pas de commentaires excessifs, inutiles ou hors-sujet (publicité ou autres).
  • Pas de commentaires insultants. La critique doit obéir aux règles de la courtoisie.
  • Pas de commentaires en majuscule.
  • L’utilisation excessive de ponctuations comme les points d’exclamation ou les points de suspension rendent la lecture difficile pour les autres utilisateurs, merci de ne pas en abuser !

Pas encore de compte, inscrivez-vous gratuitement sur bvoltaire.fr

La possibilité d'ajouter de nouveaux commentaires a été désactivée.