L’élection du pape François, le 13 mars 2013, est un pas de plus dans l’insertion de l’Église dans les instances mondialistes. Sitôt élu, il a reçu l’hommage des partisans du nouvel ordre mondial et du noachisme (voir notre article : « Connaissez-vous le noachisme ? »). Il est vrai que son action en Argentine a laissé de très bons souvenirs aux partisans d’un monde sans frontières. Ainsi, on peut relever l’engagement du cardinal Bergoglio en faveur de la fête juive « Hanoucca ». Nous pouvons citer aussi la joie de la franc-maçonnerie juive argentine, les B’nai B’rith 3, qui a salué l’élection de cet homme sur la chaire de Saint Pierre.

Lors du concile Vatican II, il a été décidé d’entamer un dialogue et un rapprochement avec le judaïsme, politique renversant complètement l’attitude traditionnelle de l’Église. Celle-ci, jusqu’à Pie XII, a toujours considéré que les portes de la synagogue étaient définitivement fermées depuis l’arrivée du Messie et que les juifs devaient se convertir au catholicisme et reconnaître le Dieu trinitaire. L’adoption du document « Nostra aetate » (« De notre temps ») au début du pontificat de Paul VI a effacé d’un trait de plume l’enseignement bimillénaire de l’Église romaine. Ce changement a fait dire à Gerhart Riegner, secrétaire général du Congrès juif mondial et intervenant de premier plan lors des travaux de Vatican II : « De plus, le cardinal Bea a souligné avec raison que, de tous les textes adoptés par le deuxième concile du Vatican, celui sur les juifs est le seul qui ne contient aucune référence aux enseignements traditionnels de l’Église, qu’ils soient patristiques, conciliaires ou pontificaux. Cela démontre à l’évidence le caractère révolutionnaire de cet acte » 4.

Toute la politique des papes depuis Vatican II s’inscrit dans cette logique révolutionnaire (liberté religieuse, œcuménisme, modification plus que douteuse du rite d’ordination, etc.). Pour parachever cette « œuvre de rénovation », le pape François s’est lancé, un mois après son élection, dans la réforme de la Curie romaine. Pour lui, il s’agit de réorganiser celle-ci afin d’assurer une plus grande collégialité dans le gouvernement de l’Église. Ainsi, les évêques et les cardinaux du monde entier auraient leur mot à dire dans la gestion et la direction de l’Église. En fait, cette réforme de fond consiste à démocratiser la fonction du pape (naturalisme), à diluer son rôle de « vicaire du Christ » dans une forme d’assemblée parlementaire ecclésiastique mondiale.

La fonction surnaturelle du pape, intermédiaire entre le Ciel et les hommes, doit disparaître. C’est le même raisonnement qui a prévalu au cours de la Révolution française avec l’abolition du titre de « roi de France ». Le monarque, à l’origine « lieutenant du Christ » et intermédiaire entre le Christ « vrai roi de France » et son peuple, selon l’heureuse formule de Sainte Jeanne d’Arc (triple donation du 21 juin 1429 qui résume la science politique française), a vu son titre désacralisé et modifié en « roi des Français ». Comme pour la France et maintenant pour l’Église, nous assistons à une disparition des intermédiaires, à un effacement du lien surnaturel avec le Ciel. Cette évolution correspond exactement à la politique du noachisme qui consiste, selon les préceptes des rabbins talmudiques, à favoriser le peuple juif (le peuple prêtre) comme seul intermédiaire entre l’humanité (les Gentils) et le Dieu unique. Dans cette affaire, il ne doit avoir qu’un seul vainqueur et pas de concurrents.

En tout cas, les choses vont bon train dans l’instauration de cette religion universelle. Depuis les années 2000, il s’est mis en place au Kazakhstan un « Congrès des religions mondiales et traditionnelles ». Réunissant toutes les religions dans un bâtiment pyramidal, appelé « Pyramide de la paix », à Astana (l’anagramme n’est pas innocente), le président kazakh s’est plu à offrir une maquette très représentative de cet état d’esprit à Benoît XVI au cours de son passage au Vatican le 6 novembre 2009. Précisons que le cardinal Tauran, président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, a évoqué « le rôle des religions pour l’unité de la famille humaine » lors du congrès d’Astana en juillet 2009.

Tous ces actes et tous ces propos participent à la tentative de restauration de la tour de Babel. Pareille au premier essai, la punition ne devrait pas tarder.

Notes:

  1. B’nai B’rith : Cette organisation maçonnique juive signifiant « les Fils de l’Alliance » a été fondée le 13 octobre 1843 à New York, au Café Sinsberner, par 12 Juifs immigrés d’Allemagne in Tribune juive n°997, 13 au 19 novembre 1987, p. 18.
  2. Gerhart Riegner, « Ne jamais désesperer », Editions Cerf, 1999, p.388-389.
  3. B’nai B’rith : Cette organisation maçonnique juive signifiant « les Fils de l’Alliance » a été fondée le 13 octobre 1843 à New York, au Café Sinsberner, par 12 Juifs immigrés d’Allemagne in Tribune juive n°997, 13 au 19 novembre 1987, p. 18.
  4. Gerhart Riegner, « Ne jamais désesperer », Editions Cerf, 1999, p.388-389.

26 avril 2013

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