Il y a une semaine, je faisais état des François susceptibles de postuler pour reprendre le gouvernail d’un concurrent, dérouté dans la grande régate des présidentielles, vers un triangle des Bermudes médiatique.

Sept jours après, après quelques abattées, puis un virage au lof, François Fillon remonte au vent solidement installé à la barre du voilier « Les Républicains ». Les gabiers qui ruminaient une mutinerie sont rentrés dans le rang et il semblerait même que les plus visibles se relaient désormais aux postes de vigie.

Ce mercredi matin, Jean-François de Meaux, qui avait beaucoup écopé au temps de la tempête Bygmalion, est venu, face à l’inquisiteur Bourdin, défendre le capitaine de la droite, nonobstant les rancœurs passées, et arguer que le bateau bleu doit poursuivre la course et ne pas laisser aux autres une mer sans écume, faisant d’une compétition un lamentable fiasco démocratique. Il a dit tout le mal qu’il pense de certains, comme le jeune marin qui surfe sur les vagues légères et porteuses, pour l’instant, d’un “populisme mondain” et se paye de lapalissades telle « La pluie ça mouille ! » J’ajoute que les applaudissements nourris à de tels messages falots ne peuvent être déclenchés que par les moussaillons massés derrière le déclamateur et sans doute rétribués pour ces bans nourris et répétitifs. Investigateurs patentés, allez donc voir de plus près !

Cependant, les risées médiatiques redoublent, qui n’affectent que la marche du concurrent fustigé, à croire que Le Canard désormais déchaîné ne veut plus voir son grand voilier sur sa mare politique…

Ce même matin, sur une autre chaîne, on a revu l’autre François, le pirate timoré qui distille le poison et fourbit son sabre, avec sa légendaire circonspection qui le ferait croire normand. François-le-recours se lancera, pour sauver la course et la France, au moment qui lui paraîtra opportun, et si nécessaire. Il a proféré l’anathème majeur qui condamne le postulant et lui ouvre une écoutille : “Jamais, dans l’histoire de la République, un candidat aux plus hautes fonctions, à la présidence de la République, n’a été ainsi sous l’influence des puissances d’argent.”

Soit il attend, en espérant quelques nouveaux coin-coin retentissants, soit il peut se prononcer samedi prochain, car je vois une occurrence calendaire favorable à son inspiration et sa détermination définitive.

En effet, samedi 11 février est la fête de Notre-Dame de Lourdes. Comme Bernadette Soubirous, pourrait avoir une révélation et recevoir enfin l’onction lui conférant la grâce de présider aux destinées lumineuses de la nation !

Le nouveau cantique des marins, que beaucoup ignorent, serait alors le MoDem cantabile !

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