Lors de la Conférence conservatrice d’action politique (CPAC) qui s’est tenue près de Washington, le président Donald Trump a décliné les thèmes qui lui ont assuré la victoire en novembre dernier. Craignant que les États-Unis ne prennent le chemin d’une sans-frontiériste et incapable de répondre aux menaces extérieures, le président républicain a notamment déclaré : “La sécurité nationale commence par la sécurité aux frontières. Les terroristes étrangers ne pourront pas frapper l’Amérique s’ils ne peuvent entrer dans notre pays. […] Regardez ce qui se passe en Europe !” Un constat qui sonne comme un désaveu cinglant adressé à et Angela Merkel.

Poursuivant sur sa lancée, Donald Trump s’est longuement attardé sur le cas de la France : “J’ai un ami, c’est quelqu’un de très très important. Il adore la Ville Lumière. Pendant des années, tous les étés, il allait à Paris, avec sa femme et sa famille. Je ne l’avais pas vu depuis longtemps et j’ai dit “Jim, comment va Paris ?” ; “Je n’y vais plus. Paris n’est plus Paris.” Il n’aurait jamais raté une occasion. Aujourd’hui, il n’envisage même plus d’y aller.” Pour difficiles que soient à entendre les propos de « l’ami Jim » aux oreilles de la Française que je suis, ils n’en recèlent pourtant pas moins une part de vérité.

Notre pays a connu cinq années incroyablement violentes, émaillées d’attentats, d’émeutes des milices antifas, d’attaques de policiers, d’agressions de touristes asiatiques et de viols de jeunes femmes dans les transports en commun. Il faut avoir la lucidité d’admettre que la France que nous aimions s’efface au profit d’une France multiculturelle et donc multi-conflictuelle. Les « quartiers » dits populaires ne sont plus uniquement des zones de non-droit. Il s’agit, le plus souvent, de zones de non-France, où notre culture historique n’est plus qu’un lointain souvenir.
 
Les visiteurs commencent, d’ailleurs, à s’en apercevoir… Alors que nous dominions le tourisme mondial depuis un peu plus de vingt ans, il est en net recul depuis la série d’attentats islamistes qui a ensanglanté la France. Selon Thomas Deschamps, responsable de l’Observatoire économique et statistique de l’office de tourisme et des congrès de Paris, le nombre de clients étrangers était en baisse de 15 % au début de l’année 2016. La prospérité d’un pays dépend intégralement de sa sûreté et, donc, de la capacité de l’État à assurer l’ordre public. La France pérennisera son activité touristique si elle parvient à rester française. Personne ne se déplacera pour visiter des zones ravagées par les voyous et l’immigration massive.
 
Pour y parvenir, il faut prendre conscience de l’ampleur du chantier. Au sommet de l’État, François Hollande semble planer très loin au-dessus des basses contingences matérielles du vulgum pecus. En réponse à Donald Trump, il a déclaré, comme aveugle, qu’en France il n’y aurait “pas de personnes qui prennent des armes pour tirer dans la foule”. Puis, quasi délirant, il a invité les Américains à se rendre au parc Eurodisney dans l’optique de découvrir la France.
 
Oui, le parc Eurodisney est une destination touristique importante qui emploie de nombreux Français. Nous sommes fiers que ce parc ait vu le jour en région parisienne. Toutefois, pour reprendre une expression passée dans le langage courant grâce à Valérie Trierweiler : “Un Président ne devrait pas dire ça !” Nonobstant l’importance économique que revêt le parc Eurodisney, il ne saurait représenter les monuments de France et notre culture historique.

2 mars 2017

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