Discours - Editoriaux - Politique - Sciences - 23 août 2016

François Hollande sera candidat à l‘élection présidentielle : quel bol !

100 jours. 100 jours pour accréditer une candidature à l’élection présidentielle. 2017 en point de mire pour un retour d’exil dans les sondages comme une morne plaine.

100 jours pour défendre le vide sidéral d’un quinquennat sans éclat, sans conviction, sans résultat.

La rentrée de François Hollande sera décisive ou ne sera pas. Dernière rentrée avant l’élection présidentielle, il s’agirait d’enfiler le costume de Président rapidement. Verdict mi-décembre pour un suspense de midinette. Ira, ira pas ?

Mais l’homme est devenu fat. L’inaptitude à la fonction suprême s’est inscrite sur les traits désormais lourds d’un président empâté et guignolesque.

Pourtant, la période est complexe pour le pays. La France est en état de guerre : de quoi révéler des talents d’homme d’État.
L’islam s’y installe chaque jour, bousculant nos valeurs, violentant nos racines. Conquérante et guerrière, d’autant qu’elle ne rencontre que complaisance. Et l’on imagine bientôt Julie (celle qu’il est avec) en matrone du boboïsme intello-gaucho-portefeuille-au-chaud, arborant un burkini façon journée du hijab à Sciences Po.

Alors, Hollande se contente d’enterrer les morts. Ses discours post-attentats noient les responsables des tueries dans la platitude du vivre ensemble. L’islam radical n’est même pas évoqué. Quid de l’attitude de celui qui est encore Président pour huit mois si le pays subit un nouvel assaut terroriste ?

On rembobine François et on se remet à chouiner ? La France s’est lassée de Charlie. Les Français des lampions. Va falloir montrer un peu d’énergie au combat.

Sur le plan économique, le pauvre François rame un max. La loi Travail a vu la gauche défiler contre un projet de gauche. Grand.
Pour la rentrée, rebelote : la CGT lance un appel à la mobilisation le 15 septembre. Pas sûr que la page (blanche, d’ailleurs) de la loi Travail soit tournée.

Côté chômage, pour celui qui a lié son sort à l’inversion de la courbe : sortez vos calculettes, va falloir radier sec. Dans un livre sorti la semaine dernière, on mesure les compétences de François Hollande en matière d’emploi, version Française des jeux.
Sur ce coup-là, l’intéressé le dit lui-même : il a manqué « de bol ». Fin de l’analyse économique.

Et puis, impossible de compter sur ses frères de sang pour celui qui évalue ses chances de se présenter à nouveau à l’élection suprême. Lui Président ne s’est pas fait que des amis. Ça se bouscule au portillon des ambitions. Celui qui devait être le candidat « naturel » de la gauche n’est pas certain d’être en mesure de remporter la primaire.

Hamon, dit le frondeur, sera candidat à la gauche de la gauche.

Macron, toujours ministre d’un gouvernement socialiste mais qui n’est pas socialiste par souci d’honnêteté, a les dents qui aimeraient rayer le parquet de l’Élysée.

Et puis Arnaud Montebourg s’est déclaré : pas question, pour l’ancien ministre de Hollande, de soutenir le bilan Hollande. Il lui demande officiellement (BFM TV, le 23/08) de ne pas se représenter. Pour éviter un 21 avril… Mais Hollande vit en Hollandie. Il roule pour lui et gagne au Loto tous les cinq ans.

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