Devant cette victoire annoncée de Hillary Clinton, ne pouvait pas rester les bras ballants. Il devait s’inspirer des techniques de cette gagnante, découvrir la formule magique qui vous transformait une personnalité usée jusqu’à la corde en un poussin tout neuf plébiscité par les électeurs. Ni une ni deux, le 8 novembre, le conseiller en Gaspard Gantzer s’envolait pour un voyage éclair à New York avec la ferme intention de ramener dans sa besace tous les petits secrets, les trucs et tours de passe-passe des stratèges de la électorale de cette bonne Hillary. Mais comment s’était-elle débrouillée pour parvenir à se faire élire aussi facilement ?

L’Élysée était plongé dans un abîme d’admiration. Champagne au frais, timbre fraîchement collé sur la lettre de félicitations, il n’y avait plus qu’à attendre le retour du Gaspard, l’écouter narrer les recettes apprises auprès des techniciens de la gagnante, les appliquer scrupuleusement et la route vers un nouveau quinquennat allait se dérouler tel un long ruban rose. Of course.

Billet d’avion en « business class » : 1.600 €. Une nuit en hôtel 4 étoiles : 508 €. Ces 2.108 € vont-ils être imputés aux dépenses de campagne du Président sortant, demande Le Point ? Le magazine omet les frais engendrés par le séjour en cellule de dégrisement du Président et de son Gaspard, mais ne chipotons pas. Interrogé sur sa journée dispendieuse, le conseiller en veste électorale a déclaré : “Je prends des courtes. Je travaille beaucoup. J’ai tout payé de ma poche…” » Et ma grand-mère fait du parapente, a-t-il oublié d’ajouter.

Doté d’un fort pouvoir de résilience, François Hollande doit désormais renvoyer son conseiller à New York. Direction la Trump Tower. Le gaillard teint en blond doit avouer comment il a gagné. Dans le cadre d’une normalisation des relations entre la France et ce nouveau président américain, Donald Trump serait bien avisé de chuchoter à l’oreille du Gaspard le mode d’emploi d’une arrivée en tête de présidentielle. Les mots à dire, la coiffure à adopter, la femme à épouser, la marque du scooter, etc.

Les Hollande, Juppé et consorts sont, décidément, des hommes du passé. Les Français mettront encore cinq ans à s’en apercevoir. Ces traditionnels cinq ans de retard sur les USA. L’ère du technocrate qui recopie bêtement le marketing américain est révolue. Ce marketing ne marche plus. C’est terminé. François Hollande peut ranger sa lettre de félicitations et remettre son Gaspard dans la naphtaline. Il ne servira plus à rien. Trump a gagné avec un budget de campagne deux fois moins important que sa concurrente. Les peuple veulent de l’authentique. De l’humain. Pas des spots de pub. Le chauve bordelais est le dernier feu follet de cette vieille école. La dernière étincelle avant arrêt définitif de la machine. Préféré parce qu’il ne dit rien… Une technique de campagne bien française… Très inspirée du mime Marceau. La seule possible.

12 novembre 2016

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