Notre Président s’en prend aux « manipulateurs » (de droite bien sûr, car à gauche, on ne manipule jamais) qui veulent nous faire à propos des migrants dont la foule se presse à nos .

Il a raison. Manipuler l’opinion publique est très vilain. D’ailleurs, lui, , n’a jamais “manipulé”. Ainsi, quand il affirmait pendant sa électorale qu’il serait un président « normal », il ne manipulait pas du tout son auditoire. Mais pas du tout.

Cela étant, si notre Président « normal » voulait ouvrir toutes grandes les frontières aux migrants massés à nos portes, il ne voudrait pas, sans aucun doute, en faire dans l’instant des assistés sociaux futurs chômeurs vivant à la petit semaine des chiches subsides de l’État. Car il aggraverait ainsi de ce fait la montagne de sociales en France toujours croissante. Non, il voudrait en faire de bons travailleurs productifs désireux d’apporter leur contribution à l’ française. Tout cela serait tout à fait normal, comme en Angleterre où les migrants affluent en masse (en partant de Calais). Car ils savent qu’ils pourront y travailler sans obstacles dès leur arrivée. Pourquoi cela ne se passe-t-il pas de même en France ?

C’est que, chez nous, les choses se présentent tout différemment. Ce n’est pas qu’il n’y a pas de travail en France. Il y a en a tant qu’on veut. Mais il n’est pas possible pour les migrants, ou pour n’importe quel demandeur d’emploi d’ailleurs, d’entrer librement sur le marché du travail. Chômeurs ils sont, chômeurs ils resteront.

Et pourquoi ? C’est là que notre Président vénérable, socialiste de surcroît, pourrait faire date dans l’ économique de notre pays. Il pourrait même écrire sa page spéciale. Mais comment ?

Pour cela, il suffirait de libérer le marché du travail en France et de supprimer ou, au moins, de simplifier drastiquement le Code du travail dont le poids et la complexité étranglent lentement mais sûrement toute velléité de réveiller l’emploi dans notre pays.

Mais comment accomplir ce petit miracle ? La recette est simple. On la retrouve dans tous les rapports qui se succèdent depuis 30 ou 40 ans en France, le dernier en date étant l’excellent rapport Gallois. Le cœur nucléaire de la problématique de l’emploi en France se situe dans la possibilité, pour l’employeur, de licencier librement, si la nécessité s’en fait sentir, et cela sans se faire tabasser (Air France) on séquestrer (Goodyear Nord) ou sans payer des indemnités fabuleuses qui mettent en danger la situation financière de l’entreprise.

Mais chacun sait que les syndicats et les salariés, syndiqués ou non, s’y opposent farouchement. Or, ces gens-là, pour beaucoup, votent socialiste. Avec les , c’est jusqu’à présent la base de l’électorat socialiste dans notre pays. Il n’est donc pas question, pour notre François Hollande, de leur causer le moindre chagrin. Hors de question, donc, pour l’amour de migrants qui de toute façon ne voteront pas en France, de procéder à la moindre réforme du marché du travail. Il n’est pas tombé sur la tête.

Il est beaucoup plus commode et beaucoup moins coûteux, politiquement, de stigmatiser depuis Bruxelles la droite égoïste sans rien changer en quoi que ce soit le Code du travail et le marché du travail.

Car c’est cela, la vraie manipulation « à la hollandaise ». Notre François y est passé maître. Quant à nos malheureux migrants, ils attendront aux frontières. Après tout, ils en ont l’habitude. On les nourrira de beaux discours généreux.

18 octobre 2015

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