De Gaulle disait qu’il se faisait une certaine idée de la France ; cette idée était associée à la grandeur. Dans la mesure où la France n’est plus grande, il faut la contrôler par la petitesse, par exemple par la petitesse du petit écran, qui permet un si petit affolement des foules. Notre si télévisuel devient le meilleur allié du pouvoir « qui ne veut plus être jugé sur ses résultats mais sur ses ennemis » (Guy Debord).

Le gaullisme terminé, c’est le terrorisme, bras armé du mondialisme, qui se fait une certaine idée de la France. C’est le pays où il est bienvenu, le pays où il est à la fête, comme chez lui. C’est bien la France moderne qui inventa le terrorisme (cf. Gore Vidal dans son livre sur Oklahoma), cette manière bien spécifique de gouverner par la terreur et de répondre aux agressions présumées des aristocrates (vieux Français à découper) ou des monarchies étrangères. Péquenot conchié par ses élites pour son racisme et son islamophobie, le Français fait aujourd’hui une cible de choix pour la thérapie de choc…

Le pouvoir aussi se fait, à la longue, une certaine idée du terrorisme. De ou de gauche, il a appris à remonter la pente grâce à ces attentats qui excitent – avec l’effet de serre – l’hydre médiatique et le nouvel ordre mondial. Le est au pouvoir ce que le sel est à la soupe. Le réchauffement climatique relève de la cuisine mondialiste.

Paris martyre est promue capitale de la résistance à la barbarie. En 2001, nous étions tous américains. Aujourd’hui, nous sommes tous parisiens.

La bataille de l’image est gagnée, Hollande succède à Clemenceau. Il va augmenter les budgets de police de l’armée, il va doubler le FN et Sarkozy sur cette voie sécuritaire, il rassurera son opinion en la fliquant à outrance. Elle aimera. Notre artiste s’allie enfin à la Russie de Poutine (qui bâtit aussi sa popularité sur ce thème) pour mener sa guerre mondiale.

François Hollande est comme Bush, ce président bon à rien en septembre 2001 : il est déjà réélu. Il est le protecteur de la patrie, le grand président promis par Rebsamen. Il fait la guerre comme Clemenceau. Sauf que c’est interminable, que c’est cette « guerre perpétuelle pour une paix perpétuelle » dont parlent les libertariens en Amérique.

Bush avait pris sept semaines de vacances, on se demandait ce qu’il faisait au pouvoir, à part baisser les impôts des plus riches, disait encore Gore Vidal.

Dans la foulée de l’impact islamiste, il monta à 90 % de popularité et put imposer ses baisses d’impôts, son Patriot Act et tout le en Irak et en Afghanistan… Ils nous envoient, depuis, leurs réfugiés. Car mitrailler un pays pour qu’il vous envoie ses terroristes, c’est une bonne combine pour qui veut rester au pouvoir en combattant la terreur.

Les victimes du virage fascisant du pouvoir socialiste ne seront pas les musulmans, mais bien les Français. Les patriotes en acte sont de retour. On élira, après, un Obama local ou né à Bamako.

20 novembre 2015

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