Editoriaux - Histoire - Politique - Table - 21 août 2016

François Hollande, ce narcissique amoureux de lui-même

Si l’on avait quelque doute, les « conversations privées », récemment publiées, nous éclairent sur la véritable personnalité de . Un journaliste du Point le qualifie de « Narcisse mou ». Certes, il n’a pas la beauté exceptionnelle du héros célébré par Ovide : cultivant, pour se rapprocher du peuple, la rusticité dans des costumes étriqués, des petites blagues répétées, un vocabulaire faussement familier, il est la caricature d’un petit notable de province monté à Paris. Mais, comme Narcisse, il tombe en pâmoison lorsqu’il regarde son image.

Il juge de l’action de ses subordonnés sans jamais se mettre en cause. Le recours au 49-3 pour la loi sur le Code du travail ? “Le passage en force n’est pas ma méthode”, précise-t-il, “c’est celle de Manuel Valls”. Emmanuel Macron ? “C’est un garçon gentil”, un “garçon simple”. Tient-il un propos inopportun, il n’hésite pas à lui dire que “ça ne va pas”. Quelle autorité ! L’affaire Leonarda ?

« Si je devais refaire le film, je traiterais cette affaire de la même manière, mais je laisserais Valls en faire le service après-vente télévisé ».

La politique serait-elle un spectacle ? Le “problème”, c’était Harlem Désir, le premier secrétaire du PS de l’époque, qui n’avait pas suivi. Bonne raison de le mettre sur la touche… en lui offrant un maroquin !

S’il excelle dans l’art de rejeter sur les autres la responsabilité de ses bévues et de ses échecs, il n’est guère plus indulgent avec ses adversaires politiques. Sarkozy, “il a plus de qualités que les autres, plus de défauts aussi” : il est resté le même, il n’a pas fait sa « mue ». Même Chirac avait su la faire, alors qu’en 1993, “le type (sic) n’est pas supportable”. Et d’ajouter que, lorsqu’il l’a retrouvé en Afrique du Sud, Sarkozy lui a dit du mal « de Fillon, de Copé, de tous… ». Ce n’est pas lui qui aurait un tel comportement : “Je me dis qu’il ne devrait pas me dire ça à moi ! Je suis son adversaire !” Ah mais !

Ce qui le préoccupe avant tout, son obsession, c’est de savoir ce que “l’Histoire retiendra” de lui. Il estime qu’on se souviendra au moins du Mali, de la réponse aux attentats de janvier, du mariage pour tous, de la loi Macron… Il ne s’interroge pas sur le bien-fondé de son action : seule lui importe l’image qu’il laissera à la postérité. Bien sûr, il y a cette inversion de la courbe du chômage en 2013, sur laquelle il s’est imprudemment engagé : “Je n’ai pas eu de bol”, rétorque-t-il. Il a parié sur le mauvais cheval !

Philippe Gosselin, député LR, a beau jeu de remarquer que “c’est la France qui n’a pas eu de bol”. Et Florian Philippot d’ironiser :

« En fait, le programme de François Hollande, c’était un jeu à gratter ? »

Notons, au passage, son vocabulaire relâché, nous incitant à croire que la formule sur les “sans-dents”, rapportée par son ex-compagne, pourrait bien être authentique. “Le style est l’homme même”, écrivait Buffon : “S’il est élevé, noble, sublime, l’auteur sera également admiré dans tous les temps.” L’Histoire, à coup sûr, ne retiendra pas son élégance en quelque domaine.

« Français, je suis content de moi ! » pourrait proclamer François le Petit au crépuscule de son mandat. À défaut de proposer une vision de l’avenir – ce qui devrait être le propre d’un homme d’État -, il offre pour perspective aux Français son éventuelle réélection. À une condition cependant :

« Je ne ferais pas de choix de candidature si, d’évidence, elle ne pouvait pas se traduire par une possibilité de victoire ».

Ultime illusion sur l’opinion qu’ils peuvent avoir de lui ! Car la réponse est assurée : les Français n’éprouvent aucune admiration pour ce Narcisse mou, qui mérite bien le surnom de Flanby dont on l’affubla. Ils ne formulent qu’un seul souhait : qu’il aille se faire voir ailleurs !

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