France, zone de non-droit ?

J’ai été choquée par la mésaventure survenue au petit Zacharie, 10 ans, qui est décédé dimanche dernier après son admission aux urgences de l’hôpital Delafontaine à Saint-Denis. Ni les pompiers, ni le SAMU ne se sont déplacés. Je comprends l’attitude des parents qui estiment, aujourd’hui, que « tout n’a pas été tenté pour sauver leur enfant ». Je comprends leur colère, leurs pleurs, leur abattement.

Mais à qui la faute, suis-je tentée de dire ? Celle des services publics ? Celle des parents ? Celle de la “faute à pas de chance” ? La faute à une maladie mal diagnostiquée ? Aux taxis qui ont refusé de transporter le petit « parce qu’à cette heure, on ne vient pas à Orgemont à cause des agressions », répond-on à sa mère ? Finalement, à trois heures du matin, la mère sort du quartier et trouve un taxi qui les conduit tous les deux à l’hôpital. Malgré la prise en charge rapide, il est déjà trop tard. Le petit Zacharie serait-il mort « pour être né dans le mauvais quartier », s’interroge l’hebdomadaire Le Point ?

Je ne suis pas loin de penser la même chose. Car j’ai l’impression que la France est devenue une zone de non-droit. Dans certains faubourgs, en tout cas. Le gouvernement a recensé quelque 750 zones urbaines sensibles dans sa loi de 1996, zones non révisées depuis et qui ont sans doute vu leur nombre s’accroître. Seuls une dizaine de départements échappent à cette sombre cartographie.

Le quotidien de ces “cités” est terrible. La terreur y règne en maître. Comme le Bronx à New York, les bandes se répartissent leurs territoires pour y exercer leurs trafics en tous genres. Attention à celui qui ne montre pas patte blanche (dans tous les sens du terme). Pour un oui ou pour un non, pour un regard un peu appuyé ou de travers, on peut se faire “descendre”.

Combien de policiers et de pompiers caillassés, molestés et pris à partie pour être intervenus sur un banal accident, pour tenter d’éteindre un incendie, pour secourir des personnes et qui n’ont pas pu remplir leur missions ?

Où est donc passée la grande camaraderie ouvriéro-prolétarienne de ces banlieues chères à Zola ? Où est donc passée cette mixité sociale chère à nos politiques ? En fait de mixité, il ne reste plus rien ou presque. Les banlieues appartiennent aujourd’hui aux mafias, aux trafiquants, aux truands petits et grands. La seule loi qui y règne est celle du plus fort ! Quelle tristesse. Faut-il, comme l’ont suggéré un jour Ségolène Royal et la sénatrice PS Samia Ghali, « recourir à l’armée » ? Pour ma part, je vote pour.

Il faut que force reste à la loi et cette loi, aujourd’hui, n’est plus respectée. Que François Hollande fasse envoyer la troupe comme autrefois on le faisait pour mater les grèves.

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