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Editoriaux - Politique - Société - Table - 25 juillet 2014

La France, n° 2 des destinations des demandeurs d’asile en Europe !

La France est numéro 2 sur le podium, derrière l’Allemagne, championne toute catégorie… de destination des demandes d’asile en Europe !

Le député UMP de l’Yonne Guillaume Larrivé s’en est donc ému dans les colonnes du Figaro. Un long entretien pour dénoncer une situation particulièrement scandaleuse : le détournement du nécessaire « droit d’asile », rappelé dans le préambule de la Constitution de 1946. « Le problème, déplore-t-il, est que, parallèlement, des dizaines de milliers de candidats à l’immigration clandestine, qui ne sont pas de vrais réfugiés politiques, détournent les procédures d’asile pour se maintenir illégalement en France. »

Et il n’est ni le premier, ni le plus célèbre de nos élus à mettre ainsi les pieds dans le plat de ce scandale. Avant lui, quelqu’un n’avait-il pas déjà déclaré : « Toutes les demandes [d’asile] ne se valent pas et il faut pouvoir les hiérarchiser. Il faut être lucide et avoir bien conscience des pays d’où viennent les abus, sans stigmatiser les populations. Une part non négligeable de la demande d’asile correspond en réalité à de la migration économique… »

Ni le père, ni la fille de la famille Le Pen, non ! Encore moins un ancien président de la République obsédé du Kärcher, mais un certain Manuels Valls – qui n’était pas encore Premier ministre, mais simplement ministre de l’Intérieur – lors d’un entretien au quotidien vespéral Le Monde, le 4 mai 2013 !

Seulement, depuis cette virile déclaration d’il y a plus d’un an désormais, rien n’a été fait pour combattre cette « thrombose », comme la nomme le député de l’Yonne : « Le système d’examen des demandes [est] est devenu une machine à produire plus de 50.000 clandestins par an ! » Et de ne citer « qu’un seul chiffre, celui du budget consacré à l’allocation temporaire d’attente (ATA), versée aux demandeurs d’asile : plus de 140 millions d’euros en 2013, c’est-à-dire trois fois plus qu’en 2007. Ce n’est pas d’une augmentation globale de moyens dont le système d’asile a besoin, mais d’une véritable révolution des procédures. »

Et que propose l’actuel ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve pour remédier à cette situation ? Raccourcir les délais d’examen des demandes. Tout le monde est d’accord sur ce point, mais loin de vouloir enrayer la machine à fabriquer de nouveaux clandestins, il projette de « lutter contre la concentration géographique de la demande d’asile », soit de répartir plus « équitablement » les dizaines de milliers de demandeurs à travers le pays… tout en généralisant dans le même temps les possibilités de recours juridictionnels suspensifs !

« Cela signifie qu’une personne déboutée plusieurs fois pourra indéfiniment faire de nouvelles demandes et de nouveaux recours devant le juge sans jamais être reconduite dans son pays d’origine ! C’est un signal d’encouragement aux filières d’immigration clandestine ! », dénonce à juste titre Guillaume Larrivé.

Rappelons aussi que beaucoup sont ainsi passés maîtres dans l’exploitation de la détresse humaine pour assouvir leur seule cupidité – les « passeurs » – ou leurs seuls intérêts, tels les lobbies pro-immigrationnistes qui n’ont d’autre obsession que d’accélérer par tous les moyens la colonisation de l’Europe par des marées humaines venues de « tous les bouts du monde »

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