On a vu lors de la dernière élection présidentielle que le choix de François Hollande fut en réalité celui des abstentionnistes, joker majeur contre les votes exprimés. Ainsi le candidat par défaut du PS fut également le vainqueur final avec le même label ! Merci, la démocratie…

En , le plus grand nombre n’est plus porteur de la majorité réelle. Les minorités soutenues par des lobbies ou associations puissantes polluent le champ médiatique, pervertissent les consciences fragiles, égarent les convictions quand elles n’intervertissent pas dangereusement le sens des valeurs républicaines.

Contre l’opinion majoritairement exprimée par les sondages, l’actualité des Roms, des immigrés, des homosexuels, des islamistes radicaux ou délibérément visibles, des syndicats minoritaires, des « défavorisés », des « petits » délinquants, des sans-papiers et autres gourmands vivaces de la société est celle qui mobilise toutes les attentions et les précautions de langage. Une société qu’ils veulent idéalement apaisée est, pour les penseurs accrédités et décideurs politiques, comme la peau : ils ne voient que les boutons d’acné alors que le soleil torride prépare les mélanomes de demain.

Dans une République chamboulée qui clame le gouvernement du peuple par le peuple avec une voix de plus en plus rauque, sinon étrangère, la contagion éruptive ne peut que progresser, en dépit des onguents de circonstance qui se diluent aussitôt qu’appliqués.

Il est fort à craindre que d’autres franges bruyantes naissent et prospèrent dans notre pays d’exubérance, si enclin à les accueillir et les écouter. Je pense aux « riches » détroussés avec application au bénéfice des exclus susnommés, qui deviendront bientôt si rares qu’ils rejoindront eux-mêmes la communauté des groupuscules minoritaires et deviendront enfin influents !

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