Le peuple français est atteint d’une pathologie rare. Si un peuple rejette ou se méfie de ce qui vient du dehors, on pourra, éventuellement, le taxer de xénophobie. Il est probable que les individus ou groupes d’individus qui trouveront ce peuple xénophobe n’appartiendront pas à ce peuple ou alors seront des éléments très minoritaires à l’intérieur de ce peuple.

Si, au contraire, un peuple devait ne voir que du positif chez les autres peuples ou chez un certain nombre de peuples, on parlerait alors probablement de xénophilie. Dans un réflexe dévoyé ce même peuple pourrait passer la majeure partie de son temps à se culpabiliser, à se flageller, à organiser sa défaite morale.

Voyageurs et observateurs de l’Afghanistan ont cru déceler une forme de méfiance et de défiance envers l’étranger qui les ont amenés à parler de xénophobie. La géopolitique de ces derniers siècles et jusqu’à aujourd’hui montre comment les Afghans savent s’unir contre les invasions et occupations étrangères. Que celles-ci soient porteuses d’une chose ou de son contraire, elles n’ont jamais réussi. On pourra se demander si l’Afghanistan est constitué d’un ou de plusieurs peuples, tant les divisions ethniques sont fortes. Mais cet ensemble, quoi qu’il en soit, pourrait logiquement être vu comme à tendance xénophobe.

On pourrait y voir quelque chose de négatif, mais force est de constater que, dans ce cas précis, cela leur permet de ne pas être occupés de manière durable par un ou des peuples étrangers. Il est probable, par ailleurs, que les Afghans ne se trouvent en aucune manière xénophobes, et que si on le leur demandait, ils évoqueraient leur hospitalité et leur ouverture à l’étranger.

Ce qui nous renvoie à notre pathologie française. Une partie très importante du peuple français vous dirait, en parlant des Français, qu’ils sont chauvins, racistes, xénophobes.

Le peuple français est probablement un des peuples, voire le peuple, qui a le plus accueilli d’étrangers sur son sol, et ceci volontairement. C’est le peuple qui leur a fait la plus grande place et les a le plus intégrés, assimilés, digérés même.

Les élites qui nous ont imposé un rejet de nous-même et qui nous trahissent depuis si longtemps, qui pensent prouver leur universalité en écrasant psychologiquement et méprisant leur peuple jusqu’à le renier, jusqu’à sortir du peuple et faire partie de cette hyper-classe mondialiste hors peuple, hors-sol, n’arrêteront leur travail de destruction que si nous les en empêchons.

Pour nos « élites », il nous faut nous diluer, nous changer, nous désintégrer. Accueillir l’autre n’est plus raisonnable, nous devons être l’autre, lui céder la place, disparaître et surtout, surtout sans faire de bruit et sans laisser de traces. Il faut être clair. Il ne s’agit pas de xénophilie. Nous sommes atteints de xénomanie. C’est une pathologie lourde.

Nous pouvons commencer à nous soigner dès aujourd’hui. Et retrouver l’équilibre.

Ensuite nous vivrons.

98 vues

22 août 2015

VOS COMMENTAIRES

BVoltaire.fr vous offre la possibilité de réagir à ses articles (excepté les brèves) sur une période de 5 jours. Toutefois, nous vous demandons de respecter certaines règles :

  • Pas de commentaires excessifs, inutiles ou hors-sujet (publicité ou autres).
  • Pas de commentaires insultants. La critique doit obéir aux règles de la courtoisie.
  • Pas de commentaires en majuscule.
  • Les liens sont interdits.
  • L’utilisation excessive de ponctuations comme les points d’exclamation ou les points de suspension rendent la lecture difficile pour les autres utilisateurs, merci de ne pas en abuser !

Pas encore de compte, inscrivez-vous gratuitement !

La possibilité d'ajouter de nouveaux commentaires a été désactivée.