« Tous les animaux sont égaux, mais certains le sont plus que d’autres » (George Orwell, La Ferme des animaux).

Le conte philosophique d’Orwell sur la montée du totalitarisme pourrait nous inspirer à plus d’un titre.

Il met en scène les animaux d’une ferme qui se rebellent contre les hommes, leurs exploitants. Ils les chassent et organisent les bases d’une nouvelle société, plus égalitaire, où les droits de tous seront respectés.

Cependant, très vite, les cochons prennent le pouvoir et commencent à définir les règles de la nouvelle vie en société. L’égalité en est le fondement théorique, même si, dans les faits, tous les animaux ne sont pas logés à la même enseigne.

Progressivement, et par le jeu de l’usurpation du pouvoir par les cochons, une tyrannie se met en place. Les règles changent subtilement et, sans que les animaux s’en rendent compte, l’égalité proclamée se trouve soumise à des restrictions : ainsi, les animaux à quatre pattes sont déclarés supérieurs aux animaux à deux pattes.

Nul n’est tenté de se rebeller contre ce qui ressemble de plus en plus à une société totalitaire, par laquelle les droits des uns écrasent les droits des autres. Le pouvoir, dès lors, se trouve confisqué par quelques-uns, et avec cette confiscation, toutes les situations d’injustice les plus criantes se déclarent : inégalités, abus de pouvoir, oppression des plus faibles.

Face au sentiment de révolte et d’injustice ressenti, le chef autoproclamé, un cochon nommé Napoléon, utilise une tactique pour détourner le ressentiment des animaux vers un bouc émissaire.

Ce bouc émissaire sera le responsable de tous les malheurs subis par le peuple animal. Dès lors, tous les ingrédients de la tyrannie sont mis en place : le mensonge, la manipulation des consciences, la désignation du traître destiné à servir de déversoir à la haine.

Appliquons la fable à la situation actuelle de la France d’Emmanuel Macron.

La liberté telle qu’elle est présentée avec le passe sanitaire est une fausse liberté puisqu’elle est soumise, en préambule, à une contrainte. C’est une liberté sous condition.

L’égalité, de son côté, n’existe plus. Si bien que l’on pourrait traduire la phrase d’Orwell par : « Tous les citoyens sont égaux, mais les citoyens vaccinés sont plus égaux que les autres. » Une société où seuls jouissent de l’accès aux biens ceux qui ont professé leur foi au dogme sanitaire.

Sur le plan du discours politique, il convient de travestir la vérité. Le mensonge est donc devenu la norme. Le gouvernement parle de démocratie quand il s’agit, en réalité, d’autocratie : ni respect des valeurs intangibles de la République, ni respect des institutions. Il dit blanc un jour et noir le lendemain, acculé à ses propres contradictions. Mais le pouvoir ne peut se pas se tromper, il est omniscient, n’est-ce pas ?

Or, il contribue à fracturer la société, et l’on voit les non-vaccinés soumis à l’opprobre général, traités comme des citoyens « sans repères », et même « des menaces pour la démocratie ». Les non-vaccinés servent de déversoir à la frustration de tous les autres.

Et voilà que nous pouvons nous souvenir de ce cri de guerre lancé par Napoléon à l’encontre de Boule-de-Neige, l’ennemi déclaré : « Nous ferons savoir à cet abominable traître qu’on ne fait pas si facilement table rase de notre œuvre. Souvenez-vous-en, camarades : nos plans ne doivent être modifiés en rien. Ils seront terminés le jour dit. En avant, camarades ! Vive le moulin à vent ! Vive la Ferme des Animaux ! »

Oui, tremblez, les non-vaccinés, les non-masqués et opposants au passe sanitaire : l’objectif de la société vaccinée à 100 % sera conduit à son terme, et terminé le jour dit. La grande utopie sanitaire nous promet un avenir radieux : un avenir sous QR code.

14 août 2021

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