Editoriaux - Politique - Table - 10 juin 2015

Forzane Alizza : pour installer, chez nous, un islam conquérant

Hallucinant procès en cours au tribunal correctionnel de Paris, qui juge en ce moment les membres du groupuscule Forzane Alizza pour “association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste”. Ils sont treize à la barre, autour de leur leader, Mohamed Achamlane, dont les propos laissent incrédule, entre l’effarement et la consternation.

Le groupuscule a été dissous par Claude Guéant, ministre de l’Intérieur, en mars 2012, lors de l’interpellation de ses membres soupçonnés de préparer une attaque terroriste de grande ampleur. Cette « association » sans existence légale milite – selon son « émir » Achamlane – pour un islam authentique et décomplexé. Un type qui ne “considère pas Ben Laden comme un terroriste mais comme un moudjahid”. On est tout de suite dans l’ambiance.

Lors de l’interpellation du groupe, en 2012, la police a trouvé un arsenal intéressant : des armes, un guide du terroriste (The Terrorist’s Handbook) et une liste de 10 commerces juifs susceptibles de servir de cibles à des actions violentes. Sans compter un tweet sympathique après l’affaire Merah : « L’attaque de Toulouse est une bénédiction d’Allah. Par Allah tout-puissant qu’on va lui mettre des cicatrices à la France… On va la balafrer Inch’Allah. » On le voit, des humanistes… Une position revendiquée par le chef qui déclare à l’audience : « Nous faisions des actions provocantes en réponse à des sites fachos comme Fdesouche. En France, les musulmans sont victimes de discriminations insupportables. […] Je suis un homme, je suis pour la légitime défense, je ne suis pas antisémite, je ne suis pas un terroriste, mais je ne laisserai jamais une femme musulmane se faire agresser au motif qu’elle porte le voile ou le niqab. »

L’idée de ce sympathique garçon était donc de créer une police musulmane pour défendre sa communauté contre les attaques de fachos. Qui, c’est un fait établi, commettent quotidiennement d’insupportables exactions restées impunies à l’encontre des musulmans : agressions verbales, prières catholiques de rues, profanations de mosquées, attentats au cri de « Jésus est grand », coups de feu et explosions diverses, violences contre les policiers musulmans.

Le prévenu manie le verbe avec aisance et l’ironie sans restriction. Totalement désinhibé face à la présidente, il lui fait parfaitement comprendre son sentiment le plus intime : son jugement, à la fois parce qu’il émane d’une femme et parce qu’il est rendu au nom du peuple français, n’a, à ses yeux, aucune valeur. Achamlane est avant tout un martyr. Martyr de sa cause, martyr de l’islam. Et, comme tous ses congénères, il manie le mensonge et la contradiction sans complexe, totalement indifférent aux déclarations, témoignages et charges accablantes qui pèsent sur lui. La présence d’une arme dans sa poche ? Pour se défendre ! “Si je compose le 17, je m’appelle Mohamed Achamlane, vous pensez que la police va intervenir?” Des kalachnikov démilitarisées à son domicile ? Pour faire un « mur d’armes » servant d’arrière-plan à sa prochaine vidéo. Son tweet à propos de l’affaire Merah ? Une provocation policière qui a rédigé le message à sa place. Il va même jusqu’à soutenir sans rire qu’il faisait de la prévention auprès des jeunes pour les dissuader de partir faire le djihad.

Sauf que ses propos en première journée de procès ne collent pas à cette image idyllique d’éducateur de rues : “Nous, nous voulons juste manger ce qu’on veut, nous habiller comme on veut, voyager où on veut, mais c’est impossible. En France, on est stigmatisés. Alors, à force, on s’est organisés.”

Voilà comment, en France, la politique imbécile du « Padamalgam » aboutit à créer des cinglés dont le seul but est d’installer, chez nous, un islam conquérant qui fera de nous des dhimmis. Reste à savoir quand nos responsables politiques comprendront que nous sommes en guerre, sur notre territoire, contre ces fous d’Allah.

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