Après qu’Emmanuel a déclaré que « la colonisation [était] un crime contre l’humanité » puis « une faute de la République », voilà que le gouvernement met en pratique la nationale de la repentance, érigée en cause d’utilité publique, à travers une Fondation nationale pour la mémoire de l’esclavage dont il finance 100 % du fonctionnement !

Présidée par Jean-Marc Ayrault, ancien Premier ministre désœuvré, conseillé par Lionel Zinsou, le président de Terra Nova, « gourouisée » par Christiane Taubira, présidente des amis de la fondation, et exaltée par l’islamophile Françoise Vergès, cette officine socialiste aux mains d’indigénistes-décoloniaux peut donc désormais, avec l’argent de l’État, se consacrer à cette grande entreprise « repentantiste » !

Ayant gaspillé 140.000 euros d’argent public pour échouer à trouver des mécènes, ils ont donc appelé l’État à la rescousse. Dix ministères versent 1,2 million d’euros par an pour couvrir les frais de fonctionnement. Et quels frais !

Car l’équipe pléthorique n’a pas oublié de se payer grassement : le budget personnel (salaires et charges) de cette fondation est de 770.000 euros pour 7 personnes, soit 110.000 euros/salarié, 5.500 euros nets en moyenne par salarié ! Un choc !

L’affaire est tellement sensible que le montant de la masse salariale a même été cachée aux administrateurs de la fondation qui ont reçu le bilan de l’exercice 2020 avec la ligne « masse salariale » masquée de la mention « montant en attente ».

L’autre point savoureux est que le directeur adjoint, haut fonctionnaire de l’IGAS payé par l’État, s’est mis en disponibilité pour être embauché à la fondation, sans doute loin de la grille des salaires de la haute fonction publique. Payé par l’État en tant qu’inspecteur IGAS autour des 5000-6000 euros, on peut imaginer qu’il se retrouve de nouveau payé par l’État à un salaire nettement plus élevé ! On n’est jamais aussi bien servi que par soi-même.

Et à quoi est occupé ce personnel si chèrement payé ? Si l’on en croit Le Parisien (du 18 février), la fondation cache aussi d’autres activités militantes plus personnelles. Ainsi, Aïssata Seck, chargée de la citoyenneté à la fondation, militante PS tendance Hamon, qui s’affiche dans les manifestations aux côtés de Taha Bouhafs et soutient le maire de Trappes ou Assa Traoré, y gère son entreprise mémorielle personnelle (elle est présidente de l’Association pour la mémoire des tirailleurs sénégalais) et y reçoit dans le bureau de Jean-Marc Ayrault absent des journalistes pour faire sa propre promotion (la fondation est hébergée gracieusement par le ministère des Outre-mer. Coût : 200.000 euros).

À l’heure où la crise sanitaire met des millions de Français au chômage, des milliers d’entreprises au bord de la faillite, des vagues de soignants mal payés ou étudiants précaires en burn out…. il est incompréhensible de voir que l’État a trouvé 1,2 million pour surpayer 7 militants, dont une partie n’hésite pas à attaquer le gouvernement, et des membres s’afficher et soutenir des personnalités sulfureuses (Taha Bouhafs, Houria Bouteldja, Rokhaya Diallo, Assa Traoré) ou qui déclarent (interview à Libération du 23 novembre 2019) que « la fondation a pour objet de combattre l’actuelle « puydufouïsation » de la mémoire », celle qui voudrait présenter la France comme « une communauté strictement blanche, catholique et réactionnaire » ».

Mais on n’est pas au bout de nos peines. Ainsi, on apprend que l’État va  installer gratuitement cette fondation dans l’un des plus beaux fleurons du patrimoine de la République tout fraîchement rénové à coups de 120 millions, à savoir l’hôtel de la Marine, place de la Concorde, avec des locaux de 200 mètres carrés. Coût annuel de location gratuite : 200.000 euros.

Si le gouvernement veut lutter contre l’islamo-gauchisme, qu’il commence par cesser de le financer !

6 mars 2021

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