"Love sport, hate Germany", voilà l'inscription qui figurait sur les T-shirts que quelques migrants arboraient tout récemment lors d'un match de football opposant ces derniers à des Allemands, à Ulbersdorf en Saxe. Ce même match, il faut bien le préciser, était placé sous le signe de l'antiracisme (sic), sorte de témoignage vibrant outre-Rhin du « bien vivre ensemble ».

Pour la presse allemande, c'est la consternation et surtout l'incompréhension. Comme en témoigne un article du journal Bild dans lequel, il va sans dire, le soin fut pris de s'interroger sur le pourquoi du comment. Ainsi, comment ces migrants ont-ils pu porter ces T-shirts véhiculant un tel message de haine ?

Toujours est-il que ce nouvel épisode est venu alimenter un climat xénophobe qui va croissant en , où depuis quelques mois les centres d'accueil pour migrants sont régulièrement la cible de tentatives d'incendie...

224.000, c'est le nombre de migrants ayant réussi à atteindre les rives européennes depuis le début de l'année. Fin mai, nous apprenions que la sacro-sainte « invitait » (pour ne pas dire « enjoignait ») les États membres à prendre en charge ces personnes suivant des « quotas » (mais chut... c'est un terme que nous ne devons pas employer) sur leur territoire. Car le mot d'ordre demeure "Responsabilité, solidarité", dixit la Commission européenne.

Ce sont ainsi 40.000 demandeurs d'asile qu'il va nous falloir accueillir, loger, nourrir, si ce n'est soigner... y compris 20.000 réfugiés au statut reconnu par les Nations unies et ce, sur une base volontaire (sic), le tout sur une période de deux ans.

Pour notre seul territoire ce sont 9.127 migrants. L'Allemagne, sur la même galère que sa voisine, s'est vue, elle, imposer le chiffre de 12.000. Ce qui fait d'elle, au passage, la première destination des demandeurs d'asile, et tout sera mis en œuvre chez nos voisins allemands, également, pour pouvoir les accueillir comme il se doit. Allez faire avaler cela aux 12,5 millions d'Allemands vivant actuellement sous le seuil de pauvreté...

Or, voilà qu'un coup de gueule fait actuellement le buzz sur les réseaux sociaux. Ce coup de gueule, c'est celui de la journaliste allemande Anja Reschke. Cette dernière y a ainsi fustigé les insultes à caractère raciste circulant sur la Toile de la part de ses compatriotes à l'encontre de ces migrants.

"Les auteurs de cette haine doivent comprendre que notre société ne tolère pas ça. Du coup, lorsqu'on ne considère pas que les réfugiés sont des parasites qui doivent être chassés, brûlés ou gazés, on doit le dire très ouvertement", a-t-elle soutenu.

De tels propos sont certes condamnables, mais cette jeune femme pétrie de bons sentiments, et dont le pays est la première terre d'accueil en (500.000 demandeurs d'asile doivent encore être accueillis sur le sol allemand en 2015), a-t-elle seulement une idée du niveau d'exaspération de nombre de ses compatriotes ?

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12 août 2015

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