N’ayant, d’une manière générale, que peu d’estime pour cette caste d’énarques parvenus et prétentieux, sur lesquels j’ai pour habitude de cracher une diatribe vindicative en guise de compensation au vol qualifié dont je suis l’objet à chaque tiers provisionnel, jamais je n’aurais pensé écrire un article en faveur d’un ministre, qui plus est socialiste.

Mais tout cela, c’était sans compter sur une jolie Fleur du nom de Pellerin, ex-ministre déléguée auprès du ministre du Redressement productif, chargée des PME, de l’Innovation et de l’Économie numérique.

Hormis sa discrétion sur sa vie personnelle ainsi que son éloignement de toute affaire criminelle, financière ou de mœurs qui, malgré leur caractère inhérent — à mon sens — à toute fonction politique, restent pourtant des caractéristiques suffisamment rares pour être soulignées, il semblerait que les patrons des entreprises du numérique, donc les principaux intéressés en somme, aient lancé une pétition demandant son maintien au gouvernement en raison de sa compétence – fait, il faut bien l’avouer, éminemment rare par les temps qui courent.

Malheureusement, si les fleurs poussent sur les tas de fumier, dit-on, elles n’y restent manifestement pas longtemps…

Donc, contre tout attente, elle a été débarquée du gouvernement alors que M. Montebourg, le principal défaut de l’industrie française (pour paraphraser l’individu), dont le bilan est plus que discutable au regard de l’état de délabrement avancé du tissu industriel et dont les compétences apparaissent inexistantes au regard de sa dernière sortie sur la fusion Bouygues-SFR, reste là, droit dans ses bottes “made in France”.

Débarquée alors que madame Taubira, ex-militante indépendantiste critiquée pour son laxisme quasi criminel et récemment prise en flagrant délit de mensonge dans l’affaire des écoutes de M. Sarkozy, est maintenue dans sa fonction de ministre de l’Injustice. Pardon : de la Justice.

Pour un président qui dit avoir compris le message envoyé par les Français dimanche dernier, ça commence mal…

PS : Il semblerait que notre jolie Fleur sera nommée secrétaire d’État au Commerce extérieur, finalement rattachée à Laurent Fabius… Tant pis pour le numérique !

3 avril 2014

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